L'acheminement du lanceur



L'acheminement du lanceur

Acheminer un lanceur Ariane 5 en Guyane

Dans un premier temps, Arianespace achemine les éléments dans différents ports de sortie européens comme Rotterdam ou Brême. Le Colibri, ou son jumeau Le Toucan, récupère ces éléments au fur et à mesure de ses escales. Arianespace communique alors ses listes d’import/export au service de Gestion des Opérations Internationales (GOI) afin de permettre au Responsable Transport Transit de l’opération d’établir un scénario, validé par Arianespace. Cela nécessite environ une semaine de préparation pour une semaine d’opérations. Au port de Pariacabo, le déchargement se déroule inéluctablement dans l’ordre suivant : matières dangereuses, éléments lanceurs prioritaires et matières non dangereuses. Si la plupart des opérations sont conduites par Endel, certaines prestations comme le déchargement des plus gros éléments sont sous-traitées à la société TSO, anciennement GTM, et habilitée pour le transport de matières dangereuses. TSO dispose de moyens spécifiques et uniques en Guyane,  doublés d’une expérience et d’un savoir-faire appréciables sur des opérations aussi délicates.

Exportation temporaire ou définitive ?

Les matériels envoyés dans l’espace sont considérés comme exportés définitivement, y compris les ergols. Aussi, si les éléments d’Ariane arrivent en importation temporaire, ce régime se termine par une exportation définitive dès le lancement. N' étant pas consommés sur place, l’ensemble de ces matériels n’est pas soumis à l’octroi de mer ni aux taxes additionnelles (ou taxes locales). Tout ce qui repart de Guyane, et qui relève donc d’importation temporaire suspendant tous droits et taxes, doit être justifié au centime près sous peine d’application de l’octroi de mer. Ce dernier, quasi équivalent à la TVA, avoisine les 17,5% en moyenne. Tous les éléments en transit au CSG sont donc considérés en « admission temporaire » et sont stockés dans un entrepôt douanier dit de type E, constitué de l’ensemble du CSG.