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Sécurité sur la base

Le personnel de la base et les visiteurs professionnels doivent suivre une formation sauvegarde tous les ans

Considérée comme l’une des meilleures bases spatiales au monde, le Centre Spatial Guyanais est la porte d'accès indépendant à l'Espace de l'Europe. Cela passe par une excellence des opérations mais aussi par une excellence des moyens de protection des activités et du site de façon générale.

Si tout est mis en place pour garantir la sécurité des personnes - travailleurs du CSG ou population guyanaise -, des biens et de l'environnement vis-à-vis d'un éventuel risque technologique, il n'en demeure pas moins important de protéger l'accès à l'ensemble des installations.

Le CNES et l'Etat français ont mis sur pied un dispositif interarmées cohérent et efficace, en commençant par placer le CSG sous surveillance constante, une bulle de protection active 24h/24, 365 jours par an.



Les effectifs de la Légion étrangère sont dédiés à la sécurité de la base et se déploient avant un lancement

Sûreté

Le Centre Spatial Guyanais est une installation stratégique qui accompagne un axe politique fort, non seulement de la France mais de l’Europe tout entière. Ses installations ou les systèmes spatiaux qu’il opère peuvent faire l'objet d'actes de malveillance de toutes natures.

Pour protéger son patrimoine intellectuel et industriel, plusieurs opérateurs se coordonnent avec efficacité : le service Sécurité/Protection, les Forces Armées de Guyane, la gendarmerie, les démineurs et la Vulnérabilité Technique du CNES/CSG qui s'assure de l'intégrité des matériels dès leur arrivée et avant toute utilisation.

Un dispositif interne

Le service Sûreté Protection du CNES/CSG est garant de la sécurité intérieure du CSG et s’organise autour de trois types d’activités.

La protection de site : contrôle des accès aux différents sites et aux installations par des agents de sécurité en tenue ou par d'autres moyens techniques/équipements de sécurité : clôtures, barrières, lecteurs de badges, sas à unicité de passage et télésurveillance
La gestion de systèmes: conception, configuration, programmation et adaptation des équipements de sécurité, matériels de haute technologie
Le bureau défense : chargé de garantir le respect de la règlementation de sécurité applicable vis-à-vis de la doctrine de sûreté définie par l'Etat et d'évaluer la connaissance des menaces éventuelles qui pourraient peser sur les activités spatiales.

Un dispositif externe

La sécurité extérieure du CSG est confiée par l'Etat aux Forces Armées en Guyane. Relevant du Ministère de la Défense, les trois armées, terre, air et mer interviennent. Dédiées à maintenir la souveraineté de l'Etat français en Guyane, elles participent aussi à ce titre aux luttes contre l'orpaillage et la pêche illicites. Si les Forces armées de Guyane gardent le CSG sous surveillance constante, en phase de lancement, l'étau de resserre.

Hors lancement

La présence des Forces Armées leur permet de remplir un volet "renseignement", en collaboration avec toutes les entités de sécurité et de renseignement intérieurs pour établir une carte des menaces potentielles contre le CSG. Elle garantit aussi un état général précis du CSG, sur terre mais aussi en zones aériennes et maritimes pour dissuader toute menace éventuelle.

Lors des transferts et en chronologie finale

A chaque moment où le lanceur est vulnérable, c'est-à-dire hors des bâtiments et au moment du tir, les effectifs de fantassins du 3ème REI sont renforcés; des bateaux interdisent toute navigation dans les approches maritimes du CSG, soutenus dans leur action par un avion de surveillance dédié. Un dispositif particulier de sûreté aérienne est mis en place, sorte de " bulle d'espace aérien" contrôlée par le radar du Centre de Contrôle Militaire et protégée par hélicoptère et un système de missiles sol-air. Il n'existe aucune équivalence en métropole, consacrant s'il en est besoin le caractère unique du CSG et de la Guyane.

Sous escorte

Les 80 gendarmes mobiles de l'escadron ont pour mission quasi unique la protection externe du CSG, escortant notamment les transports sensibles. Parmi eux, un peloton de 25 personnes basé aux ensembles de lancement effectue une surveillance 24h/24 pour assurer "l'élément de première intervention" tandis que 33 personnes affectées au Détachement de Surveillance et d'Intervention (DSI) renforcent les dispositifs de sécurité générale de la ville de Kourou. Les autres sont détachés en renfort dans d'autres unités de gendarmerie. En chronologie, les 33 personnels du DSI basculent sur la mission de sécurité du CSG où ils se dispersent, renforçant les points stratégiques d'accès routiers et se tenant prêts à intervenir pour d'éventuelles interpellations. Par ailleurs, les effectifs de la Compagnie de Kourou participent au ratissage de la plage et à des actions de reconnaissance, tandis que l'équipe judiciaire reste en alerte.