Les applications du Spatial L'environnement Le CNES et la Guyane
Rechercher
Travailler au CSG
Médiathèque
Glossaire
Contacts
Liens utiles
Musée de l'Espace
Jeunesse
Tous les Dossiers
Tous les Dossiers

Les actions du CNES


Une entité au CNES a été chargée de la problématique bien avant que le sujet ne prenne l'ampleur de ces dernières années.

Vue d'artiste de Spot 5

Fonctionnement de l'activité "Débris Spatiaux et surveillance de l'espace"

Il s’agit  d’une activité répartie dans les différents services, selon les compétences sollicitées coordonnées dans les différents centres techniques par le Directeur adjoint au Centre Spatial de Toulouse (CST).  D’un point de vue technique et opérationnel, l'entité réalise des études grâce à des modèles mathématiques visant à déterminer des éléments tels que les flux et la résistance des matériaux en orbite, la trajectoire, les prévisions de rentrée atmosphérique et autres risques.

Actuellement, dix sept satellites CNES ou confiés au CNES, par la Défense par exemple, sont opérés et suivis par le CST.  Un volet réglementaire et relations internationales est aussi développé. Pour cela l'équipe travaille avec l'Inter Agency Space Debris Coordination committee (IADC) et les Nations-Unies. Elle contribue à élaborer la réglementation technique et le développement de standards ISO qui seront intégrés à  la Loi Spatiale. Il s’agit de codifier les règles pour lutter contre la prolifération des débris en détaillant notamment les règles de prévention que les industriels pourront utiliser.

Participation des études aux analyses de mission 

Les études constituent un volet spécifique visant notamment à répondre aux questions "que va-t-on faire en fin de vie et quels sont les risques associés ?", "quel est le risque de collision avec d’autres objets ?" Si le lanceur, qui a une petite durée de vie en orbite, présente un faible risque de collision, il en va autrement avec les satellites à poste pour plusieurs années.

 Prévisions des collisions

Dans un premier temps,  sont analysées les données fournies par le réseau américain de surveillance de l’espace, qui recense et suit les débris de plus de 10 cm en orbite basse et de plus de 1 m en GEO. Ces données sont relativement imprécises mais permettent néanmoins une première estimation. Dans un second temps, si   un objet dangereux est identifié,  des mesures radar sont sollicitées pour avoir une meilleure trajectoire du débris et de son orbite. Si les moyens militaires de la DGA (Direction Générale de l’Armement)  renseignent dans ce cas, il serait bon d’en avoir d’autres. Ceux du CSG ont d’ailleurs été évoqués dans ce cadre, mais à ce jour ils n’ont pas les capacités nécessaires et suffisantes pour participer à ce type d’opérations.

Centre d'Orbitographie Opérationnelle (COO)

Observation, détection, vérification: c'est la mission du Centre d'Orbitographie Opérationnelle (COO), installé sur le campus toulousain du CNES pour suivre les trajectoires des ordures spatiales. Six ingénieurs se relaient 24h/24 pour vérifier et prévoir à sept jours ce qui, là-haut,  pourrait venir intercepter la course des Helios, Spot et autres satellites essentiels dont ils ont la charge. L'an dernier, l'équipe a déclenché 344 alertes, dont une douzaine classée "risque potentiel".  Seuls deux risques avérés ont justifié une manœuvre. Tout ceci est passé au peigne fin. Calculé à l'aune des probabilités. En commençant par une phase d'acquisition des données où intervient Graves –grand réseau adapté à la veille spatiale- un système radar géré par l'armée. La tâche est d'autant plus difficile que la précision des mesures reste limitée au kilomètre. Lorsque se profile un risque de collision sur 1000, on sort le grand jeu, en mobilisant les radars de poursuite du Monge, à Brest, ou du Tira, en Allemagne. [L'Express – le 25 mars 2009]

 


Précédent :
La désorbitation de l'ATV Jules Verne
Suivant :
Les actions des opérateurs et constructeurs
 Les Chapitres :
Haut de page