La désorbitation de l'ATV Jules Verne
Désorbitation en deux temps
L’ATV Jules Verne (véhicule de transfert automatisé), lancé du Centre Spatial Guyanais le 9 mars 2008, est un excellent exemple de la conduite à tenir sur une mission complète en orbite basse : désorbiter le dernier étage du lanceur puis le cargo lui-même au terme de leurs missions respectives. Sachant que de telles structures ne brûleraient pas intégralement dans l’atmosphère, un point de chute dans l’Océan Pacifique a été calculé pour accueillir les fragments restants.
Missions exceptionnelles et parfaitement maîtrisées.
Après la séparation de l’ATV avec le lanceur, il a fallu attendre quelques temps que l’orbite soit bien dégagée avant de rallumer l’étage et de pouvoir commenter toutes les ressources mises en œuvre pour assurer le succès de cette mission. Toutes les capacités de l’EPS ont été utilisées, et le lanceur a également été doté de l’aptitude à modifier son programme de vol pour garantir la désorbitation et la visée du point de chute optimal. L’ensemble de la mission Ariane 5 / ATV s’est parfaitement déroulée tant vis-à-vis du passager ATV que de la désorbitation de l’EPS.
Presque sept mois plus tard, l’ATV et ses 20 tonnes ou presque ont été dé-dockés de l’ISS (Station Spatiale Internationale) pour effectuer une rentrée atmosphérique sous le contrôle du CST (Centre Spatial de Toulouse). Le périgée a d'abord été abaissé puis, deux tours d’orbite plus tard, le Jules Verne a plongé dans le Pacifique Sud. Il s’est correctement fragmenté lors de sa rentrée atmosphérique pour une désorbitation parfaite. Le même schéma sera retenu pour les prochains cargos européens.
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