Gérer les débris d'Ariane

A ce jour, un lancement au Centre Spatial Guyanais autorise à l’opérateur de lancement un débris en orbite par charge utile injectée (dernier étage plus l’adaptateur en cas de plusieurs charges utiles), quand ce seuil est ramené à zéro pour l’opérateur satellite : le seul débris sera le satellite lui-même en fin de vie. Charge au concepteur de développer une architecture intelligente pour respecter cette nécessité et atténuer les impacts potentiels, par exemple en disposant les équipements fragiles derrière d’autres moins sensibles ou en les renforçant de kevlar ou autre.
Sachant que chaque Etat peut être engagé pour tout dommage causé par un objet spatial lancé depuis l’une de ses bases, en tant qu’Etat de lancement, la France a confié la surveillance des risques de retombées d’étages de lanceur au CNES/CSG tandis que le CNES Toulouse assure le suivi de 15 satellites pour prévenir tout risque de collision.
Responsable de la sécurité des personnes et des biens au CSG et à Kourou, le CNES/CSG intègre une doctrine et un règlement sauvegarde particulièrement pointus pour gérer au mieux les risques de retombées des étages et autres éléments du lanceur, au même titre que le risque toxique potentiel. Ce règlement sert d’ailleurs de base de travail pour édicter les décrets et arrêtés associés de la Loi Spatiale,adoptée en juin 2008.
Chaque lancement fait l’objet d’une analyse de mission. Le service Sauvegarde du CNES/CSG garantit une zone de retombée de tous les étages en mer, quel que soit le lanceur. Charge à l'opérateur de fournir toutes les informations pour déterminer les éléments de retombée. La Sauvegarde du CNES/CSG est alors tenue d’informer les autorités maritimes et aériennes de la zone de risque de retombée spécifique à chaque mission. Si le trafic aérien est dès lors contrôlé dans le couloir de la dite zone, le trafic maritime est laissé à la libre appréciation du capitaine du navire.
Concernant une mission type d’Ariane 5 en orbite géostationnaire, le lanceur va larguer ses boosters, sa coiffe, l’EPC. (Etage Principal Cryotechnique). Seuls l’EPS (Etage à Propergol Stockable ou dernier étage), l’ESCA (Etage Supérieur Cryotechnique version A) et les adaptateurs de charges utiles (éléments SYLDA - Système de Lancement Double Ariane 5) r
Même procédure pour Soyouz et Vega
A l’instar d’Ariane 5, Vega suivra exactement la même procédure de passivation des étages avant leur retombée en mer. Pour Soyouz, les Russes ont rajouté des vannes sur les 4 propulseurs d’appoint. En cas de nécessité de neutralisation, la chaîne de passivation prévoit d’ouvrir ces vannes pour vidanger un maximum d’ergols et permettre par la suite à l’eau de s’y engouffrer et faire ainsi couler la structure.
Quand les débris du CSG retombent
La première fois c'était un morceau de coiffe de V35. Elle avait échoué à
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