Ensemble de lancement Diamant

En 1968, à 4 km du site Fusées-sondes, le site Diamant est déjà en chantier. Il devient opérationnel le 10 mars 1970 avec le lancement réussi de la première fusée Diamant-B emportant le satellite allemand Dial.
Sur ce site, l'idée de base est de regrouper le hall d'assemblage du lanceur et la tour de montage, reliés par un sas, avec le local abritant le banc de contrôle. Ceci afin d'améliorer le rendement des équipes et de réduire la durée de la campagne de préparation du lanceur.
Les accès au lanceur érigé sur la table de lancement sont facilités par des plates-formes articulées solidaires de la tour de montage. Cette dernière et le sas de liaison sont reculés d'environ 50 mètres pour permettre le lancement. Cette conception est néanmoins caractérisée par la vulnérabilité des bâtiments et équipements situés à proximité du pas de tir.
Les programmes Diamant ont été une incontestable réussite : 10 succès sur 12 lancements (dont 5 à partir du CSG). Cette maîtrise du développement des lanceurs Diamant a permis au CNES de se familiariser avec la technologie des lanceurs. Il a permis non seulement d'importantes expériences scientifiques, mais également la mise en place de structures nouvelles hissant la France au rang de troisième puissance spatiale et pivot de la construction de l'Europe spatiale.
Le programme Diamant ayant été abandonné, le site est désaffecté en 1976. Depuis le mois de décembre 1998, ce site est à nouveau utilisé avec l'installation d'une station de transit des déchets industriels. Trois bâtiments ont été mobilisés pour le stockage des Déchets Industriels Spéciaux (DIS) qui sont pré-triés, étiquetés et préparés en vue de leur expédition pour traitement. Le site a été également utilisé pour le stockage des propulseurs d'appoint d'Ariane 4 après leur récupération.









