Vega

Vega

Vue d’artiste du projet de l’ensemble de lancement VEGA. En Septembre 2005, le chantier Vega s’ouvre sur l’emplacement de l’ancien ELA 1. S’engage alors les premiers terrassements et la fondation de la rampe d’accès de l’étage P80.  La conception du site repose sur le principe d’intégration de l’ensemble de lancement Véga aux ELA, l’objectif étant de partager un maximum  de moyens : la zone Support pyrotechnique, les moyens météo et  télémesure et  le CDL3 qui accueillera les chronologies de lancement Véga. En opérations, le lanceur sera assemblé dans le Bâtiment d’Intégration Vega (BIV), portique mobile qui sera retiré après l’assemblage final pour permettre le lancement.

(Illustration extraite de la présentation de Ph. Pascal, DLA SDE V, du 29 novembre 2006)

 

 

   

Le portique en cours d’assemblage sur la zone de lancement Vega, juillet 2007. La boule argentée du château d’eau voit grandir un nouveau voisin, le portique du lanceur et de la charge utile Vega. Le portique, qui se déplacera sur des rails à 6 mètres du sol, développera une structure d’environ 1 100 tonnes pour 44 mètres de haut, constituée d’une base et de quatre secteurs verticaux. Le dernier intégrera un pont roulant d’une capacité de levage de 40 tonnes en partie haute, destiné à assembler les étages et à déposer la charge utile sur le lanceur.

(Source Latitude 5 n°77. Photo CNES, 2007)

 


Depuis le 29 janvier, le portique mobile du lanceur Vega est équipé des 16 roues définitives qui assureront ses déplacements le long de la voie ferrée lors des futures phases de lancement. Pour remplacer les ‘’roues carrées’’ qui supportaient le portique jusqu’alors, les équipes de Vitrociset France, Vitrociset S.P.A, Carlo Gavazzi Space, Formic et Rheinmetall ont dû soulever le colosse d’acier de presque 900 tonnes avant de l’équiper de 16 roues d’1,5 tonnes chacune. A voir le géant de 45 mètres de haut fièrement campé sur ses rails, il est aisé de mesurer la délicatesse de l’opération ! Après avoir sécurisé le portique pour éviter tout risque de déformation et installé un système de vérins hydrauliques, les opérationnels ont procédé au soulèvement, non sans prendre d’infinies précautions. Pour des raisons de sécurité, l’action s’est déroulée sur deux jours. Le 28 janvier, le côté Est a été soulevé et équipé de 8 roues, puis dûment contrôlé, avant que la manipulation ne soit rééditée le lendemain sur le côté Ouest. Fruit d’une préparation de plusieurs mois, l’opération a été menée avec brio par son maître d’œuvre Vitrociset, sous l’œil vigilant du CNES et de l’ESA. Mais son succès ne signe pas pour autant l’achèvement du portique. Il faudra encore rigidifier la structure de ce dernier et intégrer ses moteurs hydrauliques avant de le voir prêt à évoluer sur sa voie ferrée.