ELA 2

ELA 2

Ensemble de Lancement Ariane n° 2

Devant le succès commercial d’Ariane, la capacité de lancement doit être doublée. En août 1981, la décision est prise de réaliser l’ELA2. Le changement d’échelle est net. On implante le chantier sur une surface de 20 hectares. Il s’agit avant tout d’accroître la souplesse opérationnelle, ainsi la conception repose sur  le principe de séparation géographique de la zone de préparation des lanceurs et de la zone de lancement. La complexité du système a justifié près d’un an de réglage et  de mise au point. La construction jusqu’à la réception a demandé 4 ans avec un potentiel humain d’environ 500 personnes sur le site pendant les 2 ans de gros travaux de réalisation.

(Photo de l’ELA2 en construction, Photo CNES 1982, Source Dédale)   

 


 ELA 2, bon pour le service à la  réception des installations par le comité directeur de l’ESA,  le 1er août 1985. Séparé par 950 mètres de double voie ferrée, la conception du site prévoit l’érection d’un lanceur en zone de préparation tandis qu’un autre subit les derniers contrôles en zone de lancement. Ainsi l'intervalle entre deux lancements successifs peut être réduit à un mois.  Sur une table mobile de 500 tonnes, le lanceur  à 1, 2 km/h,  vient s'ancrer sur le massif de lancement, 2 carneaux, une tour ombilicale  et un portique de servitude dans la partie supérieure. Une salle propre permet la mise en place de la charge utile sur la case à équipement. La vie opérationnelle du site, commence en mars 1986, avec le lancement d’une Ariane 3 (V17). Le site va ensuite être adapté pour Ariane 4, permettre le Vol inaugural d’une Ariane 4, le 15 juin 1988(V22).

(Source CNESquisepasse n°39, Octobre 1985)


L’ELA 2  d’Ariane 4, fut exploité de 1986 à 1989 à une cadence de 8 à 9 lancements et même 10 à 11 par an. Prévu initialement pour 100 lancements, L’ELA 2 connaît son dernier vol le 15 février 2003 avec  le lancement de la dernière Ariane 4, V159. L’ ELA 2 s’est parfaitement adapté aux différentes versions d’Ariane, mais  l’usine à lancer, connaît  un défaut : la fragilité  de son portique mobile et des bras cryotechniques en cas d’incident. De ce constat, vont naître les innovations adoptées pour la conception de l’ELA 3. En 2004, un vaste chantier de redéploiement du site est entrepris. La partie supérieure de la tour ombilicale, le portique, les tables de lancement, le toit du dock et le bâtiment d’essai à étage lourd sont démontés, tandis qu’une nouvelle zone de stockage ergol sort de terre. L’objectif est d’assurer sur une surface de 12 000 mètres carrés, le stockage de  70% des besoins pour une année de lancement.

(CNES, ESA, ARIANESPACE, 2004)