Le lanceur Europa

Le lanceur Europa


Lorsqu’en 1960, la Grande-Bretagne ne sachant plus quoi faire de sa fusée militaire Blue Streak, propose à l’Europe de construire un lanceur de satellites à partir de ce vecteur, l’idée séduit tout de suite la France. Une convention est signée en 1962 à Londres qui crée le Conseil européen pour la construction de lanceurs d’engins (ELDO). Cette convention prévoit la mise au point d’une fusée composite dont le premier étage serait Blue Streak, le deuxième (français) Coralie, le troisième étage devant être construit par l’Allemagne. L’Italie doit de charger des satellites et la Belgique des composants électroniques.

La première fusée européenne s’appelle Europa-1. Elle est capable de mettre sur orbite basse (quelques centaines de km de la Terre) des satellites de plus d’une tonne. Mais très vite, les Européens s’aperçoivent qu’Europa n’aura pas réellement de missions d’application, l’avenir étant aux satellites placés sur une orbite géostationnaire et permettant des retransmissions télévisées et téléphoniques.

Il est donc décidé de mettre en chantier une nouvelle fusée, Europa-2, capable de placer sur orbite géostationnaire des engins d’un peu moins de 200 kg. Mais les échecs se succèdent et l’Europe ne tarde pas à abandonner ce projet coûteux et peu fiable.