Europa
Maquette présentée dans le pavillon du CNES lors du 28ème salon de l’air et de aéronautique du Bourget de 1969. Elle représente une gigantesque tour de lancement de 43 mètres de hauteur et pesant environ 800 tonnes qui abritent la fusée Europa pendant sa préparation avec sept passerelles accessibles par escalier ou ascenseurs. Le hall d’assemblage permet de préparer une fusée et d’en stocker une autre. Le mât ombilical de 30,5 mètres est fixe, à 10 mètres de la fusée. Le système de décrochement des pièces ombilicales est un simple bras rigide. Autre originalité, la tour est située sur une plate-forme, une rampe latérale en permet l’accès aux véhicules. Les locaux techniques sont en fait de véritables bunkers en béton. Y sont installés le vaste centre de lancement semi circulaire, les systèmes de contrôle de la propulsion et de pressurisation, de distribution d’énergie et les équipements de contrôle. Une zone de stockage ergol vaste est envisagée sur le site mais bien entendu les réservoirs d’ergol au premier plan sur la maquette sont éloignés du pas de tir.
(Source : Air et cosmos du 31 mai 1969)
Le chantier Europa en construction, en 1968. En juillet 1967, les études pour l’implantation du CECLES Eldo en Guyane sont closes et le chantier d’implantation commence dès fin 1967. En juillet 1969, l’infrastructure de la zone d’assemblage et de la Zone de lancement de l’ensemble de lancement Europa est achevée et l’on implante les moyens de stockage de LOX sur le site. L’année 1970 va être consacrée à l’installation de l’équipement du complexe en matériel de contrôle. Lors de cette dernière phase ardue, il fallu faire quelques 120 000 raccordements de câbles dont les deux extrémités aboutissaient souvent à des appareillages de nationalité différente. La recette sera tout aussi fastidieuse avec des équipes techniques encore peu habituées à collaborer.
Erection d’Europa 2 au CSG en novembre 1971 avant le tir F11. Lors de l’essai du tir statique VRME du 8 mars 1971, le pas de tir Europa est qualifié, l’ensemble de cette campagne d’essai s’étant très bien déroulé. Après l’échec du vol F11 en novembre 1971, le doute s’installe sur l’avenir de l’organisation, de la vie du Lanceur et sur la base alors que les engins F12 et F13 sont stockés dans le hall Véronique du CSG en attente de préparation. Le 20 décembre 1972, lors de la conférence spatiale européenne de Bruxelles, le développement d’un lanceur de substitution est envisagé, c’est la fin d’ Europa ! L’ensemble de lancement n’aura donc été utilisé que pour un seul lancement. L’équipe projet LIIIS (lanceur de substitution de 3ième génération, genèse d’Ariane) va proposer la reprise des installations du Cecles Eldo pour ancrer le futur ensemble de Lancement du L3S. Ainsi Ariane renaîtra des cendres d’Europa. Photo CNES source CQSP n°51, mai 1988.


