Diamant
Prise de vue aérienne du terrassement du futur site Diamant en janvier 1968. Envisagé dès les premières spécifications techniques du Centre Spatial guyanais, le site Diamant est implanté à 3,5 Km au nord du site Fusée Sonde. En avril 1968, le chantier Diamant est en pleine effervescence alors que l’on s’apprête à lancer la première Véronique au CSG. Une saison des pluies remarquable ralentit l'avancement des travaux d’aménagement du site et de ses voies d’accès, l’activité de chantier est frénétique. " Le premier tir pour nous (les bâtisseurs) ? On était en plein Boum ! C’était le chantier de partout et c’était plutôt une gêne qu’autre chose parce qu’on avait été obligé d’arrêter pour ne pas circuler sur la route. La météo n’était pas terrible, c’était une saison des pluies, qui n’était pas médiocre non plus ! » Confiait Yves Dejean, pionnier au service de la logistique et de l’infrastructure du CSG de 1966 à 1989 à l’équipe archives en avril 2001. Photo Serge Caron, source : Rapport d’activité du CNES Juillet 1968-1969.
Vue du pas de tir Diamant achevé en 1971. Le site de lancement Diamant est destiné aux opérations de préparation et le tir du Diamant amélioré. Sa conception originale, repose sur un principe très intégré. Le pas de tir comprend une table de lancement, une tour de montage mobile de 31 mètres. Le mât ombilical est relié au hall d’assemblage par un sas mobile. Ainsi les équipements offrent l'avantage de servir à la phase de préparation et à la phase opérationnelle. Vu le dimensionnement du lanceur Diamant en comparaison de Fusée sonde, et le poids de la table mobile (près de 400Kg), les concepteurs ont cherché à automatiser la structure pour permettre de télécommander les opérations du centre de lancement. Celui-ci situé, à 120 m, sert à la fois de PC de lancement, régie, Télécom, contrôle laboratoire, de salle de replis et sécurité. Photo CNES, (Rapport d’activité CNES Juillet 1970-1971).
Diamant B sur son pas de tir, 48 heures avant son lancement. « Le pas de tir a eu une utilisation relativement brève puisqu'il a servi aux deux derniers tirs du Diamant B et aux trois tirs de Diamant BP 4. Mais Diamant n'était pas une impasse dans le sens où il nous a permis d'acquérir des compétences. Pour avoir des applications utiles, il nous fallait passer à une autre échelle », témoigne Yves Sillard, Responsable de la division Infra sol à l’époque de la conception de Diamant (Sources : collecte archives orale D.REDON 2002). Depuis fin 1998, le site Diamant a été reconverti en station de stockage et de transit et le blockhaus à été aménagé pour l’accueil des produits dangereux.
Source Air et Cosmos 14 mars 1970.


