Fusée sonde
Tour de montage des fusées à propergol liquide en fin d’aménagement. Après l’achèvement de la cité de chantier en 1967, les premières réalisations techniques de la future base de lancement commencent. Pour le site fusée sonde, le programme est défini comme tel : « Implanté à 7 Km du centre technique, l’ensemble de lancement Fusée sonde comprend 4 plateformes de tir, 3 pour fusées à poudre du type Eridan, Centaure, Bélier ou Dauphin, 1 pour les fusées à liquide du type Véronique ou Vesta. Il est muni d’un centre de lancement et de deux halls de montage. Le centre de lancement réunit un PC de lancement d’où la fusée est mise à feu, les baies de contrôles des fusées et des pointes, 4 laboratoires, une station de réception de télémesure avec salle de visualisation et antenne, 4 bureaux et une salle de conférence. Deux halls de montage identiques permettent de préparer simultanément deux fusées » Trois ans de chantier vont conduire au premier lancement avec des moyens qui r
(Source : Rapport d’activité du CNES/CSG 1967-1968)
Tir de fusée sondes Nike Cajun sur la rampe française F-1 à Fusée sonde en mars 1970. « Première marque d’intérêt américain pour la Guyane » titrait le magazine Air et Cosmos n°357 en octobre 1970 pour annoncer la première campagne de tir de fusées sondes étrangères au CSG. En mars et septembre 1971, cette campagne de coopération CNES/NASA pour l'étude de la haute atmosphère inaugure l'ère des campagnes de coopération scientifique internationale au CSG, avec des tirs de fusées Nike Cajun. Dans la même année suivront les campagnes franco soviétiques CIRCE et CISASPE. Les années 1970, au CSG, vont être marquées par les grandes campagnes de tir d’inter comparaison de fusées sondes météorologiques comme le programme CIMO ou Exametnet.
(Source : rapport d'activité du CNES juillet 1970-1971).
Préparation au Lancement d’une fusée Atalante, le 13 février 1998, une campagne expérimentale des jeunes membres du GAREF. Après l'échec du programme scientifique Faust en juin 1975, le programme Fusée sonde français est abandonné. Les dernières fusées sondes françaises, deux Eridan et une fusée Dauphin vont être lancées du site pour la qualification des moyens de mesures et l’entraînement opérationnel de la Base de lancement Ariane en 1978 et 1979. C’est au total 40 fusées sondes françaises qui auront été lancées depuis le site Fusée Sonde. A partir 1977, le site fusée sonde va être activé pour la qualification des moyens de mesures de la base on utilisera des fusées Super Arcas. Avec environ 200 tirs de 1972 à 1992, ce petit engin détient certainement le record sur le site. Les fusées sondes américaines Super Loki vont servir lors des vols 501 à 503 pour sonder les vents. Au delà de cette carrière opérationnelle officielle, le site fusée sondes, va développer dans les années 1990, une vocation nouvelle d’éducation à l’espace et accueillir des engins expérimentaux conçus par des amateurs passionnés comme les membres du Clamfuk (Club amateur de lanceur de fusée de Kourou) ou du GAREF, club scientifique parisien pour les jeunes passionnés de l’espace de 15 à 24 ans.
Photo, CNES, février 1998.


