Les projets futurs

Les projets futurs

 

De nombreux projets ont pu voir le jour depuis quarante ans au Centre Spatial Guyanais. Résolument tourné vers l’avenir, le CNES a pour objectif de préparer aujourd’hui les projets qui seront développés demain.

Certains sont déjà bien avancés. C’est le cas du projet Soyouz que l’Europe spatiale prévoit de lancer depuis Kourou, dans le cadre d’un partenariat avec les Russes. Cette coopération va permettre de conforter l’offre commerciale d’Arianespace tout en améliorant les performances du lanceur Soyouz grâce à la proximité de la Base Spatiale avec l’Equateur.

En attendant le premier lancement Soyouz programmé à la mi-2009, les quelques 500 ouvriers et ingénieurs de l’ESA, du CNES, d’Arianespace, de l’Agence spatiale russe Roscosmos et des différents partenaires industriels du projet, travaillent d’arrache-pied pour terminer l’imposant chantier dont le coût est estimé à 344 millions d’euros.

Derrière cet ambitieux programme, on ne peut ignorer la perspective d’un vol habité qui apparaît en filigrane avec le lanceur russe. Si le programme Soyouz en Guyane ne fait référence qu’aux vols commerciaux, des mesures conservatoires ont déjà été prises pour permettre des vols habités. Certes, des équipements supplémentaires devront voir le jour à Sinnamary mais rien ne devrait empêcher à terme un vol d’astronautes au départ de l’Ensemble de lancement Soyouz

La voie est toute tracée après la mise en orbite de l’ATV (Automated transfert vehicle) Jules Verne dont le premier lancement a eu lieu le 3 avril dernier au CSG.

2009 verra aussi le lancement du petit lanceur européen baptisé Vega.

Un second pas de tir est en effet en construction à Kourou, sur l’ancien Ensemble de lancement Ariane 1d’où était lancées, il y a encore quelques années, Ariane 1, 2 et 3. Vega pourra emporter des charges utiles de 600 kg à 2500 kg en orbite basse (300 km à 1500 km).

D’une masse au décollage (hors charge utile) d’environ 1,36 tonne, Vega comportera trois étages à propergol solide et un quatrième à ergols stockables.

Pour ce qui est d’Ariane 5, des études sont actuellement en cours pour faire évoluer le lanceur européen qui restera, au moins jusqu’en 2020,le fer de lance de l’Europe spatiale. Si la question d’une version 6 n’est pas d’actualité, les axes de réflexion du CNES portent désormais sur les moyens d’optimiser la performance du lanceur, réduire ses coûts de fabrication et parvenir à une capacité de réallumage de l’étage supérieur cryogénique, ce qui lui confèrera une plus grande flexibilité. Ainsi, les projets du moteur Vinci à ergols cryotechniques et des sous-systèmes propulsifs de nouvelle génération pourraient se développer grâce à une forte synergie au niveau européen.