Les charges utiles

Les charges utiles

 

Chaque lancement est vécu comme une réussite technologique et toute mission est considérée comme un succès dès lors que sont placés sur la bonne orbite les passagers d’Ariane, qu’il s’agisse de satellites, de sondes, de démonstrateurs ou encore de ravitailleurs.

Avant Ariane, les lanceurs Diamant-B et Diamant-BP4 avaient emporté, de 1970 à 1975, cinq passagers principaux : Wika, Péole, Tournesol, Starlette et Aura. Depuis la création d’Arianespace (1981), le lanceur européen a emporté plus de 255 passagers principaux pour prêt de 70 clients.

Cela représente plus de 60 % des satellites commerciaux actuellement en service dans le monde. La plupart de ces satellites sont destinés à des applications grand public. En particulier, 4 satellites sur 5 sont des satellites de télécommunication (appelés aussi « satcoms »).

Ces satellites assurent des services de téléphonie, fax, internet haut débit, télévision haute définition, radiodiffusion numérique. Les télécommunications représentent le premier secteur d’application du spatial et représentent la seule activité commercialement rentable, qui s’est donc ouverte à la concurrence internationale. Intelsat, l’un plus gros opérateurs de télécommunications, a déjà confié 47 satellites à Ariane (chiffre au 29 février 2008).

Les satellites emportés par Ariane permettent de couvrir la presque totalement du globe et de rapprocher les hommes.             

Des premiers satellites de quelques centaines de kg, on est passé à des charges utiles de plusieurs tonnes et les records de performance sont de plus en plus rapidement détrônés. Ariane s’apprête ainsi à lancer TERRESTAR 1, le plus gros satellite commercial de télécommunications jamis lancé en orbite géostationnaire (6,7 tonnes) qui fera bientôt oublier les 6,5 tonnes de THAICOM 4 lancé en août 2005. Si la plupart des satellites de télécommunications sont civils, ils peuvent aussi être militaires. Dans ce dernier cas, ils couvrent des missions nécessaires aux besoins des forces armées des pays européens.

Le Port spatial de l’Europe a donné le coup d’envoi à la réalisation de grands programmes de recherche et d’observation de la Terre de l’ESA. Ainsi, on compte parmi les passagers d’Ariane des satellites technologiques ou expérimentaux qui servent à valider des technologies, des sondes ou télescopes spatiaux qui sondent l’Univers pour comprendre les processus qui ont amené à la formation de la Terre et à l’apparition de la vie, des satellites d’observation qui auscultent notre planète pour mieux la comprendre, la protéger et en gérer les ressources. De grandes premières ont été réalisées grâce aux Centre Spatial Guyanais.

Citons par exemple l’envoi de : GIOTTO, la première sonde spatiale ; SMART-1, premier programme européen d’étude de la Lune ; ENVISAT, le plus important programme européen d’observation de la Terre ; ROSETTA, première sonde à se mettre en orbite autour d’une comète.

Autre événement exceptionnel : le 3 avril 2008, le plus gros véhicule transporté par un lanceur, l’ATV Jules Verne, a permis de faire entrer le Centre spatial guyanais dans le club très fermé des bases spatiales qui desservent la Station spatiale internationale.