Les constructions
Du point de vue du bâtisseur, l’histoire du Centre Spatial Guyanais commence en octobre 1965, à l’instant même du premier coup de pioche de la « Cité de chantier » à Kourou. Neuf cent jours plus tard, la première page d’une nouvelle ère s’ouvre avec le lancement d’une fusée sonde Véronique, celle de l’aventure spatiale française et européenne en Guyane.
Désormais, bâtisseurs et opérationnels se rejoignent sur le terrain. 25 années de chantiers d’exception ont été nécessaires pour bâtir, consolider, innover, rénover, le socle sur lesquelles les opérations de lancement reposent aujourd’hui.
L’implantation d’un pas de tir en Guyane, mission première des pionniers était d’envergure. Ambition, audace et ingéniosité les ont guidés. Pour la suite de l’aventure, la précieuse formule est conservée. On ajoute toutefois au mortier tout l’acquis de l’expérience précédente pour mieux servir un lanceur que l’on veut toujours plus performant.
Le CSG a connu de grands chantiers d’implantation mais aussi de grands chantiers de reconversion ou de démantèlement.
Un pas de tir disparaît, un autre s’érige ! Avec un pincement au cœur, on sacrifie certains « monuments » du patrimoine industriel de la base. Mais l’aventure continue !
Mais il ne s’agit pas d’un simple passage de relais, c’est un héritage.
Retracer cette extraordinaire mutation du Centre Spatial Guyanais avec exhaustivité, du champ de tir de 1968 au complexe industriel et spatial en pleine expansion d’aujourd’hui, est en soi une aventure. Il fallait donc faire des choix. On a donc tiré au cordeau et parti a été pris de borner le terrain aux seules infrastructures d’exception :
Les ensembles de lancement de fusée sondes à Soyouz et Véga. Puis plus succinctement en trois temps : Les moyens EPCU, les sites de production et d’essai industriels, les moyens de mesures.
40 ans de chantiers, d' intensité, de prouesse technique, pour donner au Port Spatial de l’Europe, ce paysage en plein épanouissement, gardant en toile de fonds la ligne de nouveaux horizons.