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La vidéo


La vidéo fait son apparition au CSG en 1985 lors du Vol 15.

 

Fidèle compagnon de la photo, les binômes sont fréquents sur les reportages.

Concrètement, le suivi vidéo permet de capturer visuellement les actions majeures de la campagne, tant au niveau du satellite que du lanceur. Une vidéo habilement montée peut également devenir un document de travail explicite. Par exemple, pour la campagne ATV, un film de 3 minutes est monté chaque semaine pour restituer les opérations importantes. Ce montage s’agrémente d’une vidéo accélérée de tous les mouvements de l’ATV opérés sur la même période. Résultat : une visibilité optimale des opérations effectuées en moins de 3 minutes.  

En outre, un film technique destiné à Arianespace et au CNES/DLA compile toutes les images du lancement prises en Zone de Lancement, ainsi que d’autres points pertinents selon l’heure et la météo. Il est projeté dès le lendemain du lancement à la CRAL (Commission de Revue Après Lancement), avant de rejoindre le film campagne sur DVD qui reprend le suivi des phases dynamiques. Une version légèrement modifiée à destination des agences spatiales et des médias est également diffusée en support des guides pour les visites de la Base.

 

Si les photos figent un événement, la vidéo présente l’avantage de sauvegarder son déroulement. Certaines étapes cruciales, comme la fermeture des trappes de la table de lancement, réclament des analyses menées par un technicien de l’optique/vidéo pour s’assurer qu’il n’y a aucun dérèglement ni défaillance. Si une opération ne se déroule pas correctement, les donneurs d’ordre peuvent venir visualiser certaines images sur les tables de lecture installées à Saturne et où sont archivées les bandes argentiques originales.

 

Image, vidéo… impossible de faire l’impasse sur la vidéosurveillance :

S'il est logiquement fait l’impasse sur le parc de caméras de surveillance de la Base Spatiale, l’activité optique/vidéo gère en revanche les images des circuits de caméras de surveillance internes des bâtiments opérationnels. Ce réseau représente à lui seul la raison d’être du Centre de Diffusion et Production d’Images, régie principale qui permet de visualiser toutes les opérations satellite et lanceur à tout moment de la campagne.

Voir des images de l’Espace, les astronomes en herbe peuvent se réjouir puisque Google Earth vient de lancer la fonctionnalité Sky qui permet de visiter le ciel et de zoomer sur plus de cent millions d’étoiles et deux cent millions de galaxies.

 

Les vidéo Lancement pour soigner Ariane

Jusque sur la table et les carneaux, les caméras rapides en Zone de Lancement enregistrent le puissant décollage d’Ariane. En cas d’anomalie, ces images sont passées au crible pour diagnostiquer et résoudre le problème.

 

L'utilisation des images techniques par la DLA/SDS

En tant qu’autorité de conception des moyens sol des ELA, DLA/SDS (La Sous Direction sol de la Direction des Lanceurs du CNES) aide Arianespace à régler certains problèmes rencontrés lors des campagnes. Les installations sol d’Ariane 5 ayant été complètement qualifiées, il s’agit de vérifier que les installations restent dans le domaine de qualification prévu. En 2005, le visionnage des films a par exemple révélé que l’usure de certaines pièces -qui ont été changées depuis- ralentissait la fermeture des caissons LBS de la table de lancement. Ces images sont utilisées pour essayer de comprendre une anomalie. La principale difficulté consiste à trouver un scénario et à le conforter pour proposer une solution fiable à Arianespace.

 

Le recours aux images de façon concrète

Arianespace exploite systématiquement les images issues des caméras rapides en ZL ; c’est l’exploitation de niveau zéro. Ils contactent la DLA s’ils détectent quelque chose de suspect puis révisent et analysons ensemble. Les films peuvent essentiellement mettre en évidence des problèmes mécaniques, tout particulièrement au niveau du  largage des ombilicaux, de l’écartement des bras cryotechniques, de la sortie des tuyères de la table et de la déconnexion des liaisons LBS sous le lanceur. Les anomalies relevées sont souvent des phénomènes violents et rapides. Typiquement, lors du vol 171 l’an dernier, le décrochage d’un flexible qui fouettait dangereusement dans l’environnement du lanceur sous l’effet du souffle au décollage a été détecté. Mais après un lancement, on ne retrouve pas de trace de cet incident en ZL.  En étudiant les images des caméras,  le flexible concerné a été identifié, ce qui a entraîné une modification de son système d’accrochage.

 

L'utilisation de l' argentique ou du numérique?

Si l’on considère que l'activité Optique/vidéo va dans le détail de ces images deux ou trois fois par an, leur production coûte cher par rapport au service rendu. Le système Ariane 5-ELA fonctionne bien, mais lorsqu’un problème surgit, ces images sont capitales. Il n’est donc pas question de réduire cette prestation, aujourd’hui basée sur l’argentique. Il est envisagé de passer à des caméras numériques rapides pour des raisons de coût de mise en œuvre mais aussi d’obsolescence des caméras. Même si elles n’offrent pas les mêmes performances en termes de vitesse et de qualité d’image, cela sera suffisant pour l' application. En outre, leur coût d’exploitation sera plus abordable avec une rapidité d’exploitation accrue des clichés.

 


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