Activités/Sites à risques

Maîtrise des impacts environnementaux du lanceur en vol
La pollution la plus immédiate générée par le lanceur est le nuage de combustion issu du mélange entre les produits émis par les Etages d’Accélération à Poudre et les eaux de déluge qui refroidissent les installations au décollage.
* Pollution :
- dégagement gazeux des produits de combustion (alumine et gaz chlorhydrique)
- si explosion en vol, dégagement gazeux de peroxyde d’azote et produits hydrazinés
(issus de la destruction des satellites et de la version G d’Ariane)
- risque d’accident lors de la récupération des EAP dans l’Océan Atlantique et de leur transport
* Le principal dispositif mis en place est le Plan de Mesure Environnement (PME) déployé à chaque lancement. Il intègre 300 à 600 mesures réglementaires et spécifiques, en champ proche et en champ lointain :
- mesure de la qualité de l’air en continu : réseau de 24 capteurs Codex sur Kourou, Sinnamary et l’ensemble du CSG. Enclenchés quelques minutes avant le lancement et arrêtés quelques heures après, il mesure les retombées du gaz chlorhydrique, (le peroxyde d’azote et les produits hydrazinés sont mesurés en cas d’accident du lanceur). Cinq d’entre eux sont mobiles pour être placés en fonction de la simulation informatique des retombées au sol du nuage de combustion (cf latitude 5 n°73, page 21).
- retombées du nuage de combustion des EAP : installation de 45 bacs à eau distillée pour suivre le dépôt des particules d’alumine et de l’acide chlorhydrique et transcrire une cartographie de l’impact du nuage au sol.
- flore : mise en place de bacs à eau pour récupérer les pluvio-lessivats (eau de pluie imprégnée des particules des feuilles qu’elle a rincées)
- faune : partenariat avec des organismes scientifiques pour des mesures sur l’avifaune et la faune aquatique
- qualité de l’eau : installation d’un préleveur automatique deux fois par an sur la crique Karouabo.
NB : Lors des premiers lancements Ariane 5, des mesures de bruit ont été réalisées, ainsi qu’un suivi vidéométrique ou encore des mesures infrarouges pour évaluer la température à l’intérieur du nuage de combustion. Elles n’ont plus lieu car si ces données sont indispensables, elles se répètent à l’identique d’un lancement à l’autre.
| Précédent : Le patrimoine naturel du CNES/CSG |









