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Le CSG accueille l'ATV Jules Verne

Après une traversée d’environ 12 jours sur le bateau MN Toucan, l'ATV Jules Verne, est arrivé en Guyane en quatre éléments séparés, accompagné des moyens électriques (baies de contrôle) et mécaniques (échafaudages) nécessaires à sa préparation.


Pour chaque campagne de lancement Ariane, le CNES a pour mission de garantir la bonne adéquation des moyens mis en œuvre au profit de l’opérateur de lancement et des clients satellites (Ensemble de Préparation Charges Utiles -EPCU-, Mesures et Sauvegarde), puis d’en coordonner l’activation pendant la campagne, les phases de préparation et le lancement. 


Pour accueillir l’ATV Jules Verne, le Centre Spatial Guyanais a fait évoluer ses installations et certains de ses moyens. Les services techniques du CNES coordonnent l’ensemble du plan de développement de ces adaptations : les systèmes de Télémesure, de Localisation et Sauvegarde Vol, l’EPCU S5 et le laboratoire d’analyses Chimie.

 

 

Evolutions nécessaires de certains moyens et installations pour accueillir l'ATV

l'EPCU S5

  L'évolution de l'EPCU et du laboratoire de chimie

 

Pendant 5 mois, l’ATV est installé dans les bâtiments de l’EPCU S5 exploités par le CNES, pour mener les opérations spécifiques de contrôle et d’intégration, puis de remplissage, avant le lancement.

Entré en service en avril 2001, l'EPCU S5 regroupe trois grandes salles blanches, reliées par des couloirs où les satellites sont pris en charge dès leur arrivée jusqu'au transfert vers le bâtiment d'assemblage final (BAF).

L’ATV est préparé au S5C. Ce premier bâtiment de 700 m2,  permet les travaux non dangereux de préparation. Après 3 mois et demi, l’ATV rejoint le S5B, bâtiment de 400m2, qui permet le chargement en carburants. Le S5B est la première installation du CSG à permettre le remplissage de véhicules spatiaux avec des ergols russes. Pour s’adapter à leurs spécificités, le laboratoire chimie, exploité par le CNES, a fait l’acquisition de nouveaux moyens d’analyse (analyseurs et filtres spécifiques, capacités d’échantillonnage des gaz, gaz étalons, débitmètres)  et a développé de nouvelles méthodes.



Trajectoire du lanceur Ariane 5 pour l'ATV

  L’évolution du système télémesure et sauvegarde

 

Du décollage à la fin de la mission, le lanceur est suivi et localisé grâce à un ensemble de moyens optiques, de télémesure et de localisation radar, mis en œuvre sous la responsabilité du CNES.

Les liaisons radioélectriques nécessaires à cette relation entre le lanceur et le sol permettent :

  • de recevoir par télémesure, en permanence, les informations sur le fonctionnement du lanceur,
  • d'interroger par radar les répondeurs qui l'équipent pour le situer sur sa trajectoire, 
  • d'interrompre son vol en le détruisant par télécommande si son comportement devenait une menace pour les personnes et les biens survolés (sauvegarde vol).

Pour atteindre la Station Spatiale Internationale depuis le Centre Spatial Guyanais, Ariane 5 parcourt une longue trajectoire. Sa mission d’environ 2 heures 30 se déroule en cinq phases :

- une première phase de propulsion grâce à l'Etage principal Cryotechnique et aux étages d'Accélération à Poudre (EAP), puis avec l'Etage à Propergols Stockables (EPS), au-dessus de l’Atlantique Nord, de Kourou jusqu’aux Açores ;

- une première phase balistique, au-dessus de l’Europe, de l’Asie centrale et orientale, puis de l’Indonésie ;

- une deuxième phase de propulsion au-dessus de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, pour circulariser l'orbite avant de séparer l’ATV ;

- une seconde phase balistique, sur une orbite complète, 

- une troisième phase de propulsion, au nord de l’Australie, pour que l'Etage à Propergols Stockables (EPS) soit détruit dans l'atmosphère.

 

Pour assurer la transmission des données de télémesure pendant les phases de propulsion, des adaptations du système de télémesure sont nécessaires et le réseau des stations aval est complété, dans la zone atlantique nord et en Océanie  :

- la station fixe du CNES à Galliot (Kourou), station habituelle du réseau Ariane,

- la Station Navale Ariane (SNA), station mobile positionnée dans l’Océan Atlantique,

- une station fixe SMA, installée à Monte das Flores aux Açores,

- une station fixe de l'Institut de Recherche en Télécommunications à Adélaïde en Australie,

- une station mobile installée à Awarua en Nouvelle-Zélande,

- une station fixe USN à Dongara en Australie.

 

Depuis 3 ans, le CNES a joué le rôle d’architecte pour constituer ce réseau de stations (identification des zones géographiques, repérage sur site, contrats avec les prestataires). Jusqu’à la fin de la mission d’Ariane le jour du lancement, les équipes du CSG s’assurent du bon fonctionnement du système télémesure (mise en place, vérifications, transmission des données).

Chiffres clés

-          durée de la campagne : 6 mois

-          personnel : environ 150 missionnaires

-          matériel transporté d’Europe en Guyane : 400 tonnes (équivalent de 70 conteneurs de 20 pieds)

-          masse totale ATV au décollage : 19 400 kilogrammes

 

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