L'annexe au Contrat de Plan Etat Région
L'une des missions du CNES/CSG, représenté par l'équipe de la Mission Guyane, est d'instruire et de suivre les dossiers présentés pour un financement dans le cadre de l'annexe CNES au Contrat de Plan Etat Région...
Avec un engagement de 24,8 M€ pour la période 2000-2006 (3,8 M€/an), l’annexe CNES – partie prenante des fonds du CPER-DOCUP - complète les subventions du Contrat de Plan Etat Région pour le développement économique de la Guyane. Sur le terrain, de nombreux bénéficiaires aux activités variées en ont fait bon usage pour créer ou développer leur activité.
Les projets éligibles au titre de l’annexe CNES au CPER sont examinés par un comité de pilotage co-présidé par les représentants du Préfet et du Président du Conseil Régional. L’une des missions du CNES/CSG, représenté par l’équipe de la Mission Guyane, est d’instruire et de suivre les dossiers présentés pour un financement dans le cadre de cette annexe. Les bénéficiaires de ces aides se retrouvent dans les différents secteurs économiques et l’on note une répartition des bénéficiaires sur l’ensemble du territoire guyanais.
Quelques exemples de bénéficiaires de l'annexe CNES au CPER
L’élevage de la chaumière, une entreprise familiale
Sur une colline de la commune de Roura, entre citronniers et cocotiers, un frère et une soeur ont créé un élevage de volailles en 1997, avec uniquement la vente aux particuliers. Dans six ou sept grandes volières compartimentées, jeunes poulets et coqs, dindes, oies, cailles, canards et canards à gaver sont nourris à l’ancienne avant d’être mis en liberté pour se régaler d’herbe et autres restes de la production de la ferme. En 2004, grâce au dispositif plate-forme d’initiative locale dont le CNES/CSG est l’un des financeurs, le frère et la sœur ont pu acquérir un camion frigorifique grâce à un prêt d’honneur attribué par Centre Est Guyane Initiative. Cet investissement leur permet désormais d’être présents chaque samedi sur le marché des producteurs locaux de Cayenne. Ils envisagent à présent un nouveau local de transformation pour compléter leur gamme de produits.
Nord Ouest Béton, une entreprise qui se construit
Cette société a été crééé à Saint-Laurent du Maroni en août 1996, avec trois salariés. De nouveaux investissements ont été réalisés, ils sont maintenant neuf pour faire tourner une structure désormais quasi entièrement automatisée. Entre bacs à sable, tas de graviers et agglos bien alignés se dresse la nouvelle centrale à béton, en provenance d’Italie. Directement reliée à la presse à parpaings, de fabrication française, elle débite jusqu’à quinze mille agglos par jour, contre cinq cents auparavant.
Au cœur de la fabrication le nez détecte des odeurs de rivière et de sable car le propriétaire a choisi comme base de travail un matériau issu du fleuve Maroni. L'éloignement de Saint Laurent engendrant des problèmes de coûts et de compétitivité, l'entreprise s'est adaptée en utilisant les matériaux disponibles sur place, après les avoir testé et fait valider. Parallèlement Nord Ouest Béton en a profité pour monter son propre laboratoire d’autocontrôle qui lui permet non seulement de vérifier la qualité de ses parpaings (à la norme NF) mais aussi de déterminer précisément la qualité du ciment en fonction des saisons pour réajuster les proportions et conserver la même qualité de fabrication. Avec ce nouvel outil de production, la société espère bientôt répondre aux besoins d’un marché de l’Ouest émergent.
Sylvessence ou les vertus du Bois de Rose
A Sinnamary, sur un terrain loué au CIRAD, deux serres abritent de charmants petits plants de Bois de Rose. L’aniba rosaeodora a été surexploité pendant près d’un siècle en Guyane, son huile essentielle étant particulièrement recherchée en parfumerie, aromathérapie, cosmétique et pharmacie. Protégé en France depuis le 9 avril 2001, seul le bois de rose issu de plantation peut bénéficier d’une autorisation préfectorale pour être coupé, distillé et commercialisé. C’est le pari qu’ont fait trois hommes : un forestier, un orpailleur, et un agent du CIRAD. Mais produire de l’huile essentielle de bois de rose n’est pas chose facile : alors que 30 kg de bois hachés ne génèrent que 400 cc d’huile, la croissance elle-même réclame quotidiennement des trésors de soins et de patience. Les échantillons de leur huile ont été validés en laboratoire, et les trois associés entament la phase de production proprement dite, en commençant par faire grandir neuf mille plants dans une pépinière. Dans quelques années, ceux-ci seront distillés à la vapeur. Visant à moyen terme une production importante et régulière, ils travaillent d’ores et déjà avec un « nez » à Nice pour tester d’autres essences locales, si belles vertus de Guyane.
Le Grand Pavois : plaisirs au bord du fleuve
En 1991, clin d’œil à la Rochelle, un couple de restaurateurs a créé Le Grand Pavois à Tonnegrande, sur la rive du fleuve. Dans ce restaurant, la cuisine de l'une fait chanter les papilles tandis que les mélodies de l'autre charment l’auditoire. Mais l’éloignement du bourg pénalise l’activité. Le couple décide en 2002 de jouer sur leur magnifique cadre en le valorisant et sollicite des subventions, dont l’annexe CNES, pour leurs investissements. L’aide apportée a ainsi permis de construire une magnifique terrasse en bois, au-dessus du fleuve. En contrebas est apparu un ponton flottant qui accueille huit pédalos.
La terrasse a permis un accroissement de l’activité et les pédalos permettent d’offrir un service supplémentaire au client. Restauratrice depuis cinquante ans, la propriétaire se lève chaque matin avec de nouvelles idées culinaires, art qu’elle maîtrise magnifiquement et sans modération.
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