Les domaines d'intervention
Les chevilles ouvrières du CNES/CSG
Selon l’aide sollicitée, les interlocuteurs du CNES varient et se consultent pour apporter une réponse efficiente au projet envisagé.
· La Direction du CNES/CSG valide les décisions, oriente la stratégie d’aide au développement économique en accord avec le conseil d’administration du CNES ;
· La Mission Guyane du CNES/CSG, qui gère l’annexe CNES au Programme Opérationnel (anciennement CPER-DOCUP), est en charge de l’animation d’actions pouvant contribuer au développement de la Guyane ;
· Le service Communication et Relations Extérieures est en interface avec le Rectorat pour la convention le liant au CNES, ainsi qu’avec les associations pour les dons et libéralités (souvent sous forme de support logistique) ;
· Le service Gestion du Patrimoine gère l’ensemble des éléments patrimoniaux culturels et historiques du CNES/CSG ;
· Le service Achats, Ventes et Juridique assure le suivi des dossiers administratifs et financiers ;
· Les services techniques du CNES/CSG apportent leur support en tant que de besoin.
L’aide au développement économique diversifié de la région
Ce volet majoritaire se traduit essentiellement par l’annexe CNES au CPER (Contrat de Plan Etat Région), dont l’objectif tend à favoriser la réalisation de projets créateurs d’emplois. Avec un engagement de plus de 26 millions d’euros pour la période 2000-2006, l’objectif de mille emplois a été largement dépassé, avec un total de 1529 emplois pérennes créés.
Le partenariat financier du CNES au travers de son annexe a également permis l’émergence de trois nouveaux outils économiques : les PFIL, l’ADIE et Alyse Guyane.
Les trois Plates-Formes d’Initiative Locale de Guyane (Saint-Laurent du Maroni, Kourou et Cayenne) ont pour objectif de déceler et favoriser l’initiative créatrice d’emplois par l’octroi d’un prêt personnel sans garantie ni intérêt, et accompagnent les porteurs de projets de petites entreprises pour un montant maximum de 18 000 €.
L’Association pour le Droit à l’Initiative Economique, dont la délégation Guyane est en place depuis juillet 2003, permet aux personnes exclues du système bancaire de créer leur propre emploi en leur attribuant différents crédits, en fonction de leurs besoins (en moyenne 5 000 €).
L’ingénierie financière enfin, représente un enjeu important pour le tissu industriel guyanais. Deux fonds, Alyse Guyane et Guyane Investissement, ont été créés en partenariat, notamment avec la Région Guyane et la CCIG, pour le développement et le renforcement des fonds propres des entreprises. Le CNES/CSG est membre du comité d’investissement qui analyse les dossiers, et censeur au sein du conseil de direction de la société Alyse Guyane en charge de la gestion de ces fonds.
Les actions de sensibilisation
Le CNES/CSG participe aux actions de sensibilisation à la démarche entrepreneuriale sur l’ensemble du territoire, comme le concours « talents des cités ».
Aux côtés de la collectivité régionale et d’autres partenaires, il est à l’origine de la création de la première technopole d’Outre-Mer : Guyane Technopole, dont le Directeur du CNES/CSG est le premier vice-président. Elle a pour vocation de favoriser la création, l’installation et le développement des entreprises dans des secteurs d’activités variés.
Le CNES/CSG apporte également un soutien actif au Comité du Tourisme de la Guyane, qui se traduit par une subvention au titre des actions marketing et plans de communication du CTG, une participation au Conseil d’Administration et une présence lors de salons en Guyane et dans l’hexagone. Des dotations spécifiques au profit d’évènements valorisant la Guyane rentrent dans ce cadre, comme ce fut le cas pour Rames Guyane.
Le soutien aux projets des communes de Guyane
Le CNES/CSG mène une politique de proximité d’aide au développement économique, culturel et social des communes de Guyane, avec un caractère pérenne. Dans un souci de répartition homogène, des conventions ont été signées depuis 2000 avec Cayenne, Matoury, Sinnamary, Kourou, Saint-Laurent du Maroni, Iracoubo, Roura, Montsinéry-Tonnegrande, Macouria et la Communauté des Communes de l’Ouest Guyanais. Au total, ces dix conventions couvrent seize communes sur les vingt-deux que compte la Guyane. Les dotations financières associées offrent aux communes une certaine souplesse pour la conduite de leurs projets, leur permettant notamment de soutenir des associations. Avec une enveloppe de 9 M€, plus de trois cents actions de tous ordres ont pu être financées ces six dernières années, l’arbitrages des projets étant laissé à l’appréciation des communes.
NB : les municipalités peuvent également faire appel pour leurs projets structurants aux subventions allouées au titre de l’annexe CNES au CPER.
La conservation du patrimoine historique et culturel
Patrimoine du CNES depuis 1965, les célèbres Iles du Salut font l’objet depuis plus de vingt ans de multiples opérations de mise en valeur de l’héritage historique que cet archipel constitue pour la Guyane. Aujourd’hui, ces îles sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques et le CNES ne relâche pas ses efforts aux côtés de partenaires comme la DRAC Guyane (Direction Régionale des Affaires Culturelles).
Dans le cadre de l’OPAH de Cayenne (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat), le CNES/CSG a financé la rénovation de quarante maisons créoles traditionnelles, en partenariat avec la Mairie de Cayenne, l’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat), la DRAC et la Région Guyane.
Sur l’enceinte de la Base, le chantier Soyouz a révélé les preuves tangibles d’une occupation humaine quelques 1200 avant Jésus-Christ. En partenariat avec la DRAC et l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, le CNES/CSG a financé les fouilles qui s’en sont suivies, ces découvertes éclairant d’un jour nouveau l’histoire des communautés amérindiennes sur notre territoire.
L’aménagement du territoire
Acquis pour l’essentiel de l’Etat et de personnes physiques, le domaine du CNES en Guyane occupe à l’origine une bande côtière de 96 000 ha et développe un parc de 800 logements pour les agents détachés de la base. Dès le début des années 70, le CNES procède aux premières rétrocessions puis met en œuvre une politique immobilière tendant à céder une partie de son domaine – bâti et non bâti – au fur et à mesure qu’il cerne mieux ses besoins en terrains et locaux indispensables à l’exécution de ses missions proprement dites. Les communes de Kourou, et à moindre échelle de Macouria, ont bénéficié d’importantes cessions qui leur ont permis d’implanter logements, ZAC, infrastructures sportives et culturelles ou encore d’étendre leur domaine agricole. Au terme de sa politique foncière d’ici peu, le CNES/CSG restera propriétaire de 65 000 hectares environ et d’un peu plus de 300 logements à Kourou. Les revenus issus des ventes de terrains sont réinvestis dans l’amélioration du patrimoine du CNES/CSG, comme la rénovation de 109 villas Koualis dès 2007.
Le CMCK, de l’association à l’hôpital privé
Créé en 1966 par le CNES/CSG pour soigner ses salariés et l’ensemble de la population, le Centre Médico-Chirurgicale de Kourou CMCK est placé en décembre 2004 sous la responsabilité de la Croix Rouge qui en devient l’unique exploitant, et à ce titre, propriétaire des installations et terrains d’implantation. Le CNES/CSG poursuit néanmoins son accompagnement au travers d’une convention financière d’investissement (500 000 € /an) et d’un contrat cadre de concours technique permettant au CMCK de bénéficier de l’expertise technique ou du support logistique du CNES/CSG
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