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Les moyens de mesure


Les moyens de mesure se composent entre autres, d'un sondeur acoustique Sodar, de 3 mâts météo, de 4 stations automatiques, de ballons sondes mais aussi de l'oeil humain...

Compte tenu de ses missions, la station Météo exploite 3 types d’outils : les moyens de mesure, qui changent en fonction de l’altitude, les moyens de détection / prévision immédiate, et les moyens d’analyse en terme de prévision générale. Cependant, l’œil humain demeure le plus simple et le premier outil d’observation immédiate et, loin d’être un signe de lassitude ou d’agacement, le premier réflexe des météorologistes reste de lever les yeux au ciel. A moins qu’ils ne montent dans la tour d’observation de la station.

 Les moyens de mesure

Le sondeur acoustique Sodar lance ses stridulations pour mesurer la direction et la force des vents en basses couches. Basé sur l’effet Doppler (rétrodiffusion des ondes acoustiques par l’atmosphère), ses mesures portent jusqu’à 500 m d’altitude, sur un rayon d’un km.

Pour les mesures inférieures en altitude, trois mats météo effectuent leurs relevés jusqu’à 100 m d’altitude. Ils sont installés aux ELA (Ensemble de Lancement Ariane), sur l’Ensemble de Lancement Fusées Sondes, et prochainement sur l’Ensemble de Lancement Soyouz.

Pour les mesures à 10 m d’altitude, quatre stations automatiques installées à la Météo, à l’ILR (Ile Royale), à la plage de Kourou et à Pariacabo déterminent température, pression, humidité et vent. Ces trois types d’équipement sont français.

Sodar jouxte le local des ballons sondes, dont les mesures en haute altitude sont essentiellement destinées à la sauvegarde vol : force des vents, pression, température, humidité. Il existe deux types de ballons : la Jimsphere, du prénom de son inventeur américain, et les ballons japonais Totex; les mesures sont exploitées sur une station Digicora (finlandais). Les picots de la Jimsphere, qui lui donnent une allure d’oursin aluminisé, en font un bon traceur de vent. Suivie par le radar Bretagne 1 depuis le sol, son envolée plafonne à 18 km d’altitude.

Pour sa part, le principe du Digicora est relativement simple : une sonde équipée d’un GPS, est suspendue à un gros ballon gonflé d’hélium. Il met deux heures, à raison d’environ 300 m/min, pour atteindre une altitude minimale de 30 km avant d’éclater. Il est confectionné dans un latex spécial dilatable. Si au sol le ballon affiche un diamètre de 2 m, à son apogée, il se sera détendu à 6 ou 7 m de diamètre. Cela permet de maintenir l’équilibre entre la masse de l’air, dont la pression diminue avec l’altitude, et celle de l’hélium. Un m3 d’air pesant un kg au sol, ne pèse plus que 10 g à l’éclatement du ballon, à 30 km d’altitude. Mais ce latex a tout de même un inconvénient majeur il devient cassant comme du verre à basse température. Cette avarie a été constatée lors du vol du mois de mai 2006, où le ballon a éclaté à 18 km d’altitude, confronté à une température extérieure de - 82°C. 


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