Quel temps va-t-il faire ?
La prévision du temps est un exercice difficile, issu des multiples combinaisons des éléments thermodynamiques : chaleur, humidité, vitesse de l’air, pouvant couvrir jusqu’à 72 heures elle peut requérir plus d’une demi-journée au spécialiste ...
Un milieu complexe
La prévision du temps est un exercice difficile, issu des multiples combinaisons des éléments thermodynamiques : chaleur, humidité, vitesse de l’air. Pouvant couvrir jusqu’à 72 heures, une prévision peut requérir plus d’une demi-journée au spécialiste. S’il part des modèles numériques fournis par Météo France, chaque météorologiste va effectuer et affiner ses prévisions en fonction de " ses " paramètres de référence.
Ainsi l'un commence généralement par la température du point de rosée à 400 hectopascals, soit à 7500 m d’altitude, qui caractérise à quelle température devrait s’y abaisser la masse d’air pour produire un nuage. Alors qu'un autre aime se pencher pour sa part sur les ondulations de la tropopause dynamique, surface de séparation située vers 17 km d’altitude. Sorte de chapeau dans lequel viennent buter les gros nuages, la tropopause est le couvercle des phénomènes météorologiques. Un autre météorologiste de l'équipe quant à lui est friand des anticyclones et dépressions au niveau du sol, et surtout des ondulations du flux vers 12 kilomètres (les fameux thalweg). Un dernier pourra pour sa part davantage apprécier les humidités classiques à 500 et 800 m, ainsi que les données du CAPE (Convective Available Potential Energy). La CAPE indique l’énergie potentiellement disponible par la formation des masses nuageuses instables, phénomène appelé convection.
Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête par Toutatis !
* Cumulus congestus, cumulonimbus…Côté nuages, les termes qualificatifs latins, tout comme les noms qui les précèdent, sont plus parlants qu’on ne pourrait le penser : un nuage peut être capillatus (chevelu, également nommé enclume) ou à l’opposé calvus (chauve). Pileus désigne un capuchon, velum un voile.
* En Guyane, il pleut quatre fois plus qu’à Paris mais deux fois moins longtemps.
Cela tient d’une part à la structure des nuages, qui sont beaucoup plus épais en Guyane (jusqu’à 18 km contre un plafond de 10 km en métropole). Ajouté à cela, le phénomène d’hygrométrie entre en jeu : à 0°C, 1 kg d’air peut contenir 5 g de vapeur d’eau au mieux. A 30°C, comme sous notre latitude, ce même kg d’air contient jusqu’à 25 g de vapeur. En résumé, une masse de vapeur plus importante dans une masse nuageuse colossale génère des pluies condensées… mais pas forcément longues.
* Toujours en Guyane, le sommet des cumulonimbus, à près de 20 km d’altitude, peut générer jusqu’à un million de volts/mètre. A éviter.
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Kourou |
Paris |
Toulouse |
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Température moyenne |
26° C |
11,3° C |
13,3° C |
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Températures extrêmes |
18° C / 34° C |
- 15° C / 39° C |
- 19° C / 40° C |
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Humidité moyenne |
86% |
75% |
77% |
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Précipitations annuelles |
2900 mm |
630 mm |
668 mm |
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Pluie maximale en 1h |
76 mm |
50 mm |
44 mm |
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Pluie maximale en 24h |
260 mm |
80 mm |
82 mm |
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Durée annuelle de précipitation |
440 h |
840 h |
782 h |
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Durée d’insolation |
2300 h |
1880 h |
2010 h |
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Jours d’orage par an (Floride : 90) |
30 j |
18 j |
26 j |
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