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La Météo au CSG


Transmettant ses données à quelques interlocuteurs phares, la Station Météo du CSG se porte chaque jour au service de tous les acteurs de la base spatiale.

La Guyane développe des spécificités atmosphériques qui, combinées à des conditions météorologiques dégradées, peuvent mettre le lanceur en danger sur son pas de tir comme en vol, et engendrer des risques induits. Certains de ces risques sont calculés et suivis à la station Météo du CSG. Comme la trajectoire du lanceur est verticale avant qu’il ne " bascule ", les météorologistes se doivent d’être ultra précis sur un rayon de 10 km tout autour du lanceur. Si la principale mission de cette cellule consiste à estimer et à suivre les critères météorologiques pour les lancements Ariane 5, elle doit également effectuer les prévisions courantes pour les opérations dangereuses de la base de lancement et procéder aux relevés climatologiques continus d’une station météorologique.

Transmettant ses données à quelques interlocuteurs phares, la Météo se porte donc chaque jour au service de tous les acteurs de la base spatiale. C’est bel et bien une équipe performante qui permet à la station Météo du CSG de mener toutes ses missions avec brio. Bientôt elle répondra aussi aux besoins de Soyouz, toujours en partenariat avec Météo France et grâce à des outils en perpétuelle évolution.

La météorologie, une science complexe et un service stratégique de la base spatiale. Une surveillance permanente, renforcée durant les campagnes de lancement et satellite, pour éviter de s’exposer au pire, le summum étant la foudre et les risques de toxicité. Du sol, lors des transferts ou durant l’attente de la fenêtre de lancement, jusqu’à la traversée de l’atmosphère, de nombreuses opérations de la base tombent sous la contrainte des critères météo. Les yeux au ciel quand ils ne sont pas rivés sur les écrans de contrôle, les météorologistes de la base, tels des feux de signalisation, donnent les "verts météo" et parfois les "rouges météo". Aux manettes, une équipe de 9 personnes : 3 ingénieurs CNES détachés de Météo-France et 6 agents du CPI Antiope, et plus précisément Telespazio. Pour les prévisions courantes, ces agents partagent le même poste. En revanche, en chronologie, les rôles sont clairement distingués.  L’équipe se réduit alors à cinq postes : 2 ingénieurs CNES, l’un Adjoint Météo et l’autre Prévisionniste. Ce dernier se charge de la logistique environnementale pour libérer la concentration du premier. Sont également indispensables un radiosondeur, chargé des mesures par ballons, un observateur visuel dans la tour pour le traitement des données, et un maintenancier, disponible immédiatement en cas de panne ou d’avarie.

 


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