L'exploitation de la mer et de l’imagerie spatiale.
L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) a déjà identifié certains domaines dans lesquels SEAS va permettre des applications importantes. Le projet IBIS (Implementation of Boat Information System) illustre les avantages de l’imagerie spatiale pour les besoins en matière de surveillance maritime.
Pour l’IFREMER, l’imagerie spatiale a plusieurs avantages :
- elle améliore les méthodes de surveillance
- elle accroît la précision des prévisions d’évolution
- elle facilite la protection et la mise en valeur du milieu marin et côtier
L’imagerie spatiale peut ainsi être utilisée pour délimiter avec précision les frontières maritimes en définissant des points géoréférencés. Mais les applications spatiales en matière de gestion du milieu marin concernent aussi la surveillance maritime.
Le projet IBIS apporte des réponses à plusieurs problématiques :
- le contrôle et gestion des zones de pêche
- le repérage de bateaux
- la surveillance de la Zone Economique Exclusive. Celle-ci englobe plusieurs activités économiques que l’imagerie spatiale permet de surveiller : le transport maritime, l’extraction de granulats et de minéraux ou encore l’exploitation d’hydrocarbures off shore.
Dans ce domaine les résultats sont déjà palpables. Un projet de forage à l’intérieur de la Zone Economique Exclusive de la Guyane est en cours dans le cadre d’une campagne de prospection pétrolière. Les estimations laissent prévoir un gisement de plus de 500 millions de barils. En raison de la profondeur de la zone identifiée du gisement, les forages feront appel à des techniques de positionnement utilisant des outils spatiaux.
Autre domaine d’application de l’imagerie spatiale : la gestion des ressources de la mer. La baisse de la production de crevettes constatée en 2001-2002 trouve son origine non pas dans l’activité pêche mais plutôt dans des conditions hydro-climatiques particulières. Dès lors les outils spatiaux peuvent apporter une aide conséquente pour la gestion des ressources. Ils permettent en effet de mesurer un certain nombre de paramètre tel que la température de la surface, la houle, la chlorophylle… Toutes ces informations permettent de disposer de moyennes qui faciliteront l’identification de situations atypiques pouvant avoir des conséquences sur la pêche.
L’imagerie spatiale permet également un suivi de la dynamique hydro-sédimentaire, notamment la migration des bancs de vase qui peut influer sur l’abondance de certaines espèces côtières.
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