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Les sentinelles du CSG


Située à proximité de la zone propulseur sur le Centre de Contrôle Militaire (CCM), une unité aérienne militaire assure en permanence la surveillance du ciel. Il n’existe actuellement que six centres de contrôle militaire en France dont celui de Kourou, unique en outre mer. Ce centre est implanté au CSG depuis 1989 dans le cadre d’une convention entre le CNES et l’Armée de l’Air pour assurer la sécurité aérienne du Centre Spatial Guyanais.

Les missions du Centre de Contrôle Militaire

Parmi les missions très précises de ce centre, on note :

  • La protection du Centre Spatial Guyanais qui implique le gestion de la zone interdite ainsi que le contrôle tactique en période de lancement Ariane à l’aide de moyens de défense sol/air et de moyens aériens d’intervention.
  • La surveillance permanente 24h/24h de l’espace aérien guyanais pour l’établissement de la situation aérienne générale au profit des autorités gouvernementales.
  • Le contrôle de la circulation militaire.

Cette surveillance permanente est rendue possible grâce à l’installation d’une capacité d’observation nocturne en 2003. Les effectifs sont importants puisque 40 personnes travaillent sur ce site. Pour la surveillance aérienne, le Centre de Contrôle Militaire dispose de 25 personnels permanents. 5 contrôleurs et 5 opérateurs se relaient constamment devant les écrans de la salle opérationnelle. Pour la maintenance et la logistique, 15 personnes assurent les diverses activités d’entretien des moyens et des infrastructures, de restauration, du garage… Le contrôleur est quant à lui celui qui est en contact avec les aéronefs (hélicoptères, ULM, avion). Il est l’interface vocale et tactique du Centre de Contrôle Militaire et utilise des procédures très spécifiques pour assurer ce contact. Enfin, il participe également aux entraînement de combats. L’opérateur lui identifie et classifie les appareils entrant dans la zone de surveillance. Il sait exactement quel appareil est censé voler, à quel moment et quel est son plan de vol.

Ces hommes et ces femmes doivent savoir faire preuve de sang froid. Il ne s’agit pas, en effet, de paniquer sitôt qu’un appareil non prévu ou non autorisé entre dans le champs du radar de détection. Le rôle de ces militaires est d’abord d’identifier et d’entrer en contact avec le pilote pour comprendre ce qu’il fait là. Si la situation l’exige, l’ordre de changer de cap ou de se poser lui sera communiqué.

Des moyens de détection et d’intervention

La protection militaire du CSG doit permettre de faire face à tous types de menaces. Qu’il s’agisse de menace terroriste, médiatique ou revendicatrice, ces militaires sont en mesure d’intercepter et de dérouter l’appareil, voire le neutraliser si nécessaire. C’est pour cette raison qu’un contrôle permanent de l’espace aérien est indispensable de nuit comme de jour.

Pour assurer ces missions, la base aérienne dispose d’un certain nombre de moyens de visualisation, de transmission et de détection comme par exemple l’imposant radar Centaure, d’une portée de 200 km. Ces moyens sont renforcés lors de lancements considérés comme sensibles : lancement de satellite militaire, pays client faisant l’objet d’une menace… Dans des situations particulières, 4 radars d’une portée de 18 km, 1 avion radar AWACS ainsi que 4 mirages 2000 viennent compléter le dispositif.

En période de lancement, cette mission de protection prend réellement tout son sens lorsque les moyens sol/air du 3ème Régiment Etranger d’Infanterie passent sous le commandement de l’armée de l’air. A ce moment là, la protection aérienne est placée sous le commandement de la Haute Autorité de Défense Aérienne (HADA) qui relève directement du Premier Ministre. Il faut en effet limiter au maximum les intermédiaires car face à une menace aérienne tout est question de rapidité de décision et d’exécution.

En dehors des lancement Ariane, les moyens d’intervention restent actifs. C’est pour cette raison que l’on peut régulièrement observer des survols d’hélicoptères dans le ciel de Kourou et de la base. Ces hélicoptères sont d’ailleurs pilotés par des équipes assermentées faisant office de police judiciaire dans la zone interdite. Cela les autorise ainsi à procéder à l’arrestation de contrevenants et à les présenter au tribunal.

D’autres moyens viendront au fur et à mesure compléter le dispositif comme par exemple un radar capable de voir à très basse altitude (juste au dessus des arbres) ou un radar d’une portée de 400km en haute et moyenne altitude d’ici à 2010.


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