La prévention des risques
En chronologie, les équipes font face à de multiples problèmes : panne, météo défavorable... Des procédures bien établies sont alors prévues pour décider de la démarche à suivre. Dans tous les cas, la priorité est donnée à la sauvegarde des biens et des personnes.
La prise de décision en cas de problème
Dès que ce produit un événement inattendu (panne, météo défavorable, accident, retard, problèmes sur le satellite…) une commission se réunit pour décider de la marche à suivre. Après une analyse de la situation, la décision s’organise en deux temps :
L’autorisation de lancement
C’est au Directeur du CNES/CSG que revient le devoir d’autoriser la suite de la procédure. Car avant toute considération technique et commerciale, le lancement ne peut être autorisé que si tous les critères sont réunis pour préserver la sauvegarde des biens et des personnes.
La décision de lancement
Une fois l’autorisation accordée, la décision de lancement doit encore être décidée. Celle-ci est prise si tous les critères techniques du lanceur et des satellites sont bons. Les conditions météo entrent également en considération.
Les impasses et le risque d’incident
Chaque opérateur envoie un compte rendu à sa hiérarchie sur l’état de préparation ou de disponibilité du système dont il est responsable. Deux types de voyant sont alors possibles :
- un voyant vert signifie que tout est conforme à la procédure
- un voyant rouge signifie qu’il y a une anomalie
Suivant la nature du problème, la difficulté peut être ignorée (on dit alors qu’elle est « impassable ») ou peut empêcher le lancement (on dit qu’elle est « non-impassable »). Dans tous les cas les équipes cherchent à rétablir l’anomalie avant le décollage, en s’assurant que l’intervention ne crée pas de risques. S’il n’est pas possible de rétablir un fonctionnement correct et si on peut faire l’impasse, la chronologie continue. En revanche, elle est arrêtée si l’anomalie est jugée non impassable.
Les dernières opérations sur le lanceur ainsi que le lancement sont des étapes risquées. Cela nécessite la préparation d’un plan d’action en cas d’incident. En cas d’accident majeur (explosion du lanceur sur son pas de tir par exemple), le Sous-Directeur chargé de la protection a plusieurs missions :
- évaluer le sinistre
- décider du déclenchement du plan de secours
- déterminer la stratégie en vue de maîtriser la situation
Il est l’interlocuteur des autorités extérieures et coordonne les actions de la cellule de crise, présidée par le Préfet.
De son coté, le Haut-Fonctionnaire de Défense est présent à Jupiter au titre de la sécurité du lanceur, vis à vis d’éventuels actes de malveillance.
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