Le Projet Soyouz

Le lanceur Soyouz, lanceur mythique de la conquête spatiale a été lancé à ce jour plus de 1800 fois, démontrant ainsi sa robustesse et sa fiabilité. Il a placé à ce jour plus de 1700 satellites en orbite autour de la Terre et envoyé dans l'espace plus de 91 cosmonautes russes et de 40 non russes.
L'implantation de ce lanceur au CSG permettra d'utiliser la position équatoriale de la Guyane, qui offre une augmentation significative de la capacité d'emport de Soyouz, pour lancer des satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, des satellites de navigation du système Européen Galileo, des satellites d'observation de la Terre en orbite polaire et des sondes interplanétaires. Aux côtés du lanceur lourd Ariane 5 et du petit lanceur Vega, Soyouz au CSG complètera harmonieusement la gamme des lanceurs de l'ESA, dont l'exploitation a été confiée à Arianespace, qui va ainsi disposer de solutions pour le lancement de tous les types de missions.
Les motivations principales du projet Soyouz en Guyane sont les suivantes:
- Disposer d’un lanceur moyen complémentaire à ARIANE 5 et VEGA pour les satellites GTO de moins de 3 tonnes et les satellites en orbite basse.
- Initialiser une coopération stratégique à long terme avec la Russie dans le domaine des lanceurs.
- Ouvrir la possibilité de faire des vols habités depuis une base de lancement européenne (CSG).
Le Programme Soyouz au CSG comprend la construction du pas de tir, l’adaptation du lanceur Soyouz aux conditions de lancement depuis la Guyane (sauvegarde, environnement, interfaces) et la participation au développement d’une version améliorée dite 2-1-b qui apporte un gain de performance de 300kg vers l’orbite GTO.
Travaux liés à l'accueil de Soyouz
Après la décision d'engager le projet prise par le Conseil de l'ESA en février 2004, des travaux de terrassement ont commencé en janvier 2005. Le démarrage des travaux d'infrastructure et de percement dans le granit du carneau de 28 m de profondeur ont débuté en 2006. L'arrivée des équipements et des monteurs russes a eu lieu à la mi-2008.
Mission topographique chantier Soyouz
La technique de relevé topographique qui a été réalisé sur le site Soyouz est une reconnaissance laser aéroportée. Cette technologie utilisée sur le site Soyouz a fait économiser un gain de temps précieux: les 3 h de reconnaissance héliportée ont permis de gagner l'équivalent de 4 semaines de reconnaissance terrestre par une équipe de géomètre. Les relevées altimétriques du terrain naturel sont nécessaires à l'élaboration des plans d'exécution des terrassements ( plates-formes, voiries, exutoires, passages busées, déblais -remblais...). Cette nouvelle technique topographique offre de nombreux avantages comparés aux autres techniques (levés terrestres, photogrammétrie, techniques satellitales, etc..) parmi lesquels : la rapidité du processus, tant au niveau de l'acquisition des données (jusqu'à 4000ha/jour) que du traitement des données, la précision obtenue sur les données topographiques, un coût de revient très bon marché.
La Russie et l’Europe ont signé un accord sur le spatial
La Russie et l’Agence Spatiale Européenne (ESA)ont signé un accord en janvier 2005 ouvrant la voie à une coopération étroite dans le domaine de l’échange d’information et l’utilisation des infrastructures . D'après cet accord, l’ESA autorise la Russie à utiliser les infrastructures du port spatial européen à Kourou pour le lancement de fusées Soyouz. Cet accord envisage le développement de nouvelles installations pour le lanceur Russe . Le coût total du projet a été évalué à 344 millions d’euros auquel la Russie participerait à hauteur de 130 millions d’euros .
Soyouz réveille des vestiges amérindiens
Suite au travaux de terrassement, des recherches archéologiques préventives ont révélé l’existence de sites très anciens à 15 km du bourg de Sinnamary. Sur les carrières de sable vouées au chantier Soyouz, quatre mois de recherche ont délivré fin 2004 des indices de trois anciens sites amérindiens et un site de contact entre l’Ancien et le Nouveau monde. Sylvie Jérémie, responsable locale de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, souligne que sur les trois carrière de sable baptisés des prénoms russes Eva, Tania et Olga on a déjà récolté «des fragments de hache polie, des céramiques aux décors géométrique, des poteries avec des incisions sur la panse, des ajouts en forme de singes, de jaguars, d’humains, peintes en rouge, blanc et noir à l’intérieur et à l’extérieur. D’après les premiers indices, ce site ancien a pu être occupé il y a 2000 ans, mais les archéologues attendent les résultats des datations au carbone 14 en cours. »
Sur le site de contact, les chercheurs ont trouvé du métal importé, des pipes en terre africaines et des perles amérindiennes. Selon Gérald Migeon, conservateur au service régional d’archéologie «On traitera ces sites trois à quatre mois pendant la saison des pluies. Les terrassements ne seront pas ralentis».
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L'inauguration du chantier Soyouz









