Le CSG stimule la recherche en Guyane
En favorisant l’utilisation des technologies spatiales pour développer la recherche et ses applications, le CNES devient un stimulateur pour le secteur de la recherche en Guyane. Cela se traduit par la participation du CNES à des réseaux internationaux de surveillance de la planète. Le CNES accueille ainsi des stations de mesures utiles à des programmes scientifiques mondiaux.
Les enjeux du développement des technologies spatiales
Les technologies spatiales participent au développement de la recherche en Guyane. Les enjeux de ce développement sont immenses. Pour preuves, les domaines d’applications qui en résultent sont variés : la télémédecine grâce à la télédétection et la télétransmission, la pêche par le suivi des flottilles par un système Argos, l’environnement par des observations satellitaires…
A son tour l’utilisation de ces techniques par des organismes de recherche peut être mise au service du secteur spatial. Ainsi le CNES sollicite l’expertise de chercheurs et de laboratoires pour réaliser diverses études. Le CNES a de ce fait commander des études sur la faune, la flore, et les sols pour surveiller les retombés du lancement sur l’environnement. Les méthodes de télédétection utilisées en médecine sont un autre exemple concret d’application au secteur spatial pour étudier l’environnement.
Le CNES sert de relais entre le monde de la recherche et la société civile.
Les relations entre le CNES et les organismes de recherche en Guyane sont basées sur un échange de savoir-faire de technologies et de compétences. Mais ces échanges ne se limitent pas aux conventions passées entre le CNES et les organismes de recherche pour des études ou l’utilisation de technologies spatiales.
La création de Guyane Technopole, impulsée en partie par le CNES, permet également d’encourager le transfert de technologies en faveur des entreprises locales. Fonctionnant comme un relais entre la recherche et la société civile, la Technopole Guyanaise favorise le développement de produits nouveaux et des innovations. Elle suscite, en outre, le développement de partenariats entre les chercheurs et les acteurs socio-économiques.
Parmi les réalisations issues de ce transfert de technologie, on retiendra les projets dans les domaines :
- de la santé (par la télémédecine)
- de l’énergie (par la production d’électricité à partir de déchet de bois)
- de la cosmétique (par l’exploitation d’une plante locale)
- de la téléphonie (par la création d’un centre d’appel)
- de l’agriculture (par la création d’un laboratoire de lutte biologique contre les mouches à fruits)
La surveillance de la planète
Le CNES participe également à des réseaux de surveillance globale de la planète par l’exploitation de stations de mesures, à savoir :
- une station de mesures sismiques.
- un observatoire de mesures du champ magnétique.
- une station de mesures des infrasons.
- une station radio nucléide.
Pourquoi des organismes de recherche ont-ils voulu installer des stations de mesures au centre spatial ? 3 raisons principales expliquent cette volonté :
- Le haut niveau de sécurité du centre spatial
- La compétence du personnel en matière de mesures physiques et de maintenance des équipements.
- Les caractéristiques géographiques du centre spatial où certaines installations peuvent être installées dans des zones peu ou pas fréquentées afin de ne pas perturber le recueil de mesures.
Evidemment, toutes ces activités ne correspondent pas à la vocation première du centre spatial. Mais le fait de s’impliquer dans la surveillance de la planète présente quand même un intérêt qui rejoint, indirectement, des programmes spatiaux.
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