Le centre technique
Plan du Centre Technique

Le Centre Technique regroupe tous les services centraux du Centre Spatial, organisés en quatre zones :
La zone administrative
Elle regroupe dans plus de 10 bâtiments la direction du CNES-CSG et les deux sous-directions qui lui sont rattachées :
- la sous-direction des opérations (SDO)
- la sous-direction de la sauvegarde, de la protection et de l’environnement (SDP)
La zone logistique
Elle regroupe les services qui viennent en support des autres services et permettent leur bon fonctionnement : atelier électromécanique, garage, pompiers, abri hélico, station service, magasin général, postes de secours électrique.
La zone opérationnelle
Elle abrite tous les moyens techniques qui vont directement contribuer à la réalisation des activités de lancement :
- la sauvegarde sol (BCS), la sauvegarde vol (Jupiter 1)
- le PC de sécurité et de crise
- les télécommunications
- le centre de contrôle Jupiter
La zone de préparation des satellites (S1)
Elle a été opérationnelle jusqu’à la construction du nouvel ensemble de préparation des charges utiles (ECPU), le S5, situé sur l’ELA 3 et dédié à Ariane 5.
Le Centre Technique accueille aussi le PC du détachement de la brigade des sapeurs pompiers de Paris : cet organisme militaire de réputation mondiale dans le domaine de la sécurité a été choisi pour son expérience dans la prévention et la maîtrise des risques industriels et en particulier des accidents dus aux ergols. L’unité spécialisée de Kourou, installée depuis 1969, comprend aujourd’hui 80 hommes. Ils interviennent en tant qu’experts dans la conception de nouvelles installations, formation à la sécurité incendie, support aux opérations de manipulations d’ergols, premiers secours médicaux ; enfin ils participent aux exercices réguliers de simulation d’accidents. Pour assurer la sécurité extérieure du Centre Spatial Guyanais, l’Etat français a également recours aux forces armées : Armée de Terre (3e REI), de l’Air, la Marine et la Gendarmerie.
Fonction Opérations
Les Directeurs des Opérations et le bureau de coordination des opérations (BCO) ont pour mission la coordination et la préparation des campagnes base et satellites, ainsi que la coordination des activités du CSG (maintenance, travaux neufs...).
La nécessité de préserver la priorité des campagnes en cours, et d'agencer les autres priorités opérationnelles, se traduit par la délégation de l'autorité de conduite des opérations du Directeur du CSG à un Directeur d'Opérations. Un service de planification et de coordination est alors mis à sa disposition afin de lui permettre d'assurer les missions suivantes :
- recueil et saisie des informations relatives aux opérations et aux activités prévues sur la base, ou en interface
- planification des opérations
- coordination en temps réel des opérations en cours.
Fonction Télécom
Le Centre Spatial Guyanais dispose de moyens de télécommunications internes et externes modernes qui permettent d'assurer des services de communications vocales (téléphones, radiotéléphones, recherche d'individus, radio convois), de communications de groupes à distance (réunions téléphoniques, visioconférences, multiplex...), de communications de données, et de communication de l'écrit.
Outre les réseaux classiques de communications vocales et les possibilités de communication de groupes à distance, les besoins de communication internes du CSG, liés aux lancements Ariane, aux besoins des clients satellites et au fonctionnement du CSG, ont nécessité la mise en place de différents supports de transmissions spécifiques, organisés en réseaux indépendants, complémentaires et interconnectables.
En matière de communication externe, toutes les liaisons du CSG sont acheminées en Guyane et hors du département par France Télécom. Les liaisons sécurisées utilisent les satellites Télécom 2 (A et B) ou Intelsat à partir des stations terriennes de Kourou et Cayenne. Le réseau TETA est un réseau de communications avec les stations Ariane de Galliot, Natal, Ascension et Libreville qui permet la transmission en temps réel et différé de la totalité des données de télémesures reçues du lanceur Ariane vers les centres de traitement de la télémesure de Kourou et Toulouse. Le réseau numérique inter-centres (RNIC) permet au CSG d'être connecté de manière permanente au Centre Technique du CNES Toulouse.
Fonction Localisation
Durant le vol
Le point lumineux visualisé sur écran les soirs de lancement est transmis par un système très perfectionné : le système de localisation et trajectographie (SLT). Les informations sont acquises à partir des sites radar et télémesure. Les informations issues des radars sont transmises au centre de coordination et d'exploitation de la localisation (CCEL), qui est le point stratégique le plus important du système de localisation et trajectographie.
L'ensemble radar a une précision de localisation de 2 mètres à une distance de 400 km, avec une erreur de datation des données de 50 millisecondes. De leur côté, les stations de télémesure fournissent au CCEL des informations transmises par les centrales inertielles qui se trouvent à bord du lanceur et traitées par les Moyens d'Interface Télémesures. Elles sont ensuite transmises au Centre de Contrôle Jupiter sous forme graphique pour visualisation, puis à la sauvegarde pour traitement.
Après le vol
Une fois le lancement effectué, un diagnostic de satellisation est établi au CCEL et les trajectoires sont restituées à l'opérateur de lancement et à l'architecte industriel. Le comportement du système est ensuite vérifié, ce qui permet d'obtenir une évaluation très fidèle des performances du système de localisation et trajectographie.
Fonction Sauvegarde Protection
Le Centre Spatial Guyanais doit assurer la protection des personnes, des biens et de l'environnement contre les dommages et les nuisances que peuvent occasionner les lancements de véhicules spatiaux. Cette responsabilité s'applique aux nuisances susceptibles d'agresser les espaces terrestres, maritimes et aériens durant la partie de la mission s'étendant du décollage à l'injection en orbite et intégrant les phases de retombées d'étages ou de propulseurs d'appoint. Le jour J, les techniciens doivent déterminer la trajectoire du lanceur afin de minimiser les risques. Des calculs de trajectoire sont ainsi faits pour chaque seconde de vol et la Division Sauvegarde se doit d'intervenir lorsque le lanceur s'écarte dangereusement de son couloir de vol.
La Sous-Direction chargée de la Protection, de la sauvegarde et de l'environnement a trois missions essentielles :
- assurer, dans le respect des textes législatifs et réglementaires en vigueur, la sûreté et la protection des personnes et des biens sur l'ensemble du Centre Spatial Guyanais
- assurer, au sein du Centre Spatial Guyanais, la sauvegarde des personnes et des biens et de l'environnement
- assurer, sur l'ensemble du Centre Spatial Guyanais, avec le support d'un détachement de la brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, la protection incendie (prévention et intervention) des installations ainsi que le secours et l'assistance aux personnes.
Pour mener ses missions, la sous-direction est dotée de trois divisions :
- la Sûreté Protection, responsable de la définition et de la mise en œuvre des mesures de sûreté et de protection des personnes et des installations sur l'emprise du Centre Spatial Guyanais.
- la Sauvegarde et la Protection de l'environnement, responsable de la définition et de la mise en œuvre des mesures de sauvegarde des personnes et des biens, et de la protection de l'environnement durant les activités de préparation, de lancement et de vol des véhicules spatiaux. Elle s'occupe également de l'élaboration des études réglementaires exigées pas la législation relative aux installations classées.
- la Protection Incendie et le secours aux personnes assure la mission de secours incendie et d'assistance aux personnes sur l'ensemble de la Base Spatiale. Elle est constituée d'un détachement autonome de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris et est placée fonctionnellement sous la tutelle du Sous-Directeur Protection.
C'est le Bureau de coordination sauvegarde (BCS) qui coordonne les activités dangereuses afin de diminuer les possibilités d'accidents. En cas de problème, le BCS peut déclencher une alarme ou une cellule de crise.
Fonction Optique-Vidéo
Le Département Optique-Vidéo a en charge la gestion technique, la maintenance et la mise en œuvre de deux missions essentielles :
- la mission Optique au profit des opérations, des relations publiques ou des différents besoins techniques (prises de vues, film et photo, traitement)
- la mission Vidéo au profit des opérations et de la Sauvegarde ainsi que des relations publique pour la distribution et la production d'images.
Diverses prestations sont assurées systématiquement au cours d’une campagne :
- prises de vues techniques des satellites, et suivi video des opérations dans les EPCU pour ARIANESPACE et la sauvegarde sol
- photos techniques du lanceur avant lancement
- prises de vue techniques au décollage du lanceur, pour ARIANESPACE
- visualisation du lanceur de 0 à 250 m pour la sauvegarde vol
- poursuite du lanceur jusqu’à la perte de visibilité (tourelles multi senseurs, cinétélescope …)
- réalisation d’images de synthèse, et diffusion au CdC lors des chronologies
- mise en œuvre des moyens audio/video sur les sites opérationnels et RP en chronologie
- analyse technique, après le lancement (évaluation de l’attitude du lanceur de 0 à 100 mètres …)
- réalisation des films techniques et campagne et médiatiques.
L'archivage des négatifs et des films de toutes les campagnes est assuré,
Depuis 2001, le parc de matériel argentique est progressivement remplacé par du numérique (photo et video).
Moyens
1. Parc optique :
- format 35 mm (prise de vue rapide) : 23 caméras, de 25 à 1200 im/sec
- format 16 mm (prise de vue rapide) : 12 caméras, de 10 à 500 im/sec ; 2 caméras de 300 à 3000 im/sec
- caméras numériques rapides : 6 caméras, 512x512 pixels, 10 à 1000 im/sec
- un cinétélescope sur l'Ile Royale, équipé de 2 caméras argentiques et 2 caméras IR.
Mode de suivi par désignation d'objectif ou par écartométrie IR - deux tourelles multi senseurs dont une équipée d'une caméra thermique IR
- caméra thermique infra-rouge (plage IR 8/12 microns)
- appareils photos numériques (reportages techniques & médiatiques) et argentiques
- moyens video pour la réalisation des films techniques et campagne
- réseau video ROMULUS au profit de la SVG, des clients SL, de la communication
- outils de post-production : analogique et virtuel
2. Laboratoires :
Traitement des films 16mm et 35 mm (couleur et N&B), traitement de films, tireuses automatiques, tirages grand format, régie video de post-production (montage, effets numériques, banc de copie en différents standards, banc de traitement d'images numériques), station de création d'images de synthèse, traitement informatique pour l'analyse des images des films techniques, etc.
Fonction Sécurité
La sécurité de la Base Spatiale commence au bâtiment d'accueil qui assure la délivrance de badges, permettant l'accès aux différentes parties du site. Les installations de la base sont implantées dans des zone protégées par un dispositif complexe de surveillance et par le personnel de la Sûreté Protection. Les badges sont personnalisés et sélectifs par zone et par catégorie de personnel. Ils sont délivrés après accord de l'entité industrielle responsable de la zone. A l'intérieur de ces zones, certains bâtiments et certaines pièces sont placés sous contrôle d'accès électronique.
Voir le dossier « La surveillance du centre spatial »









