Politique spatiale française puis européenne
A l’origine, une ambition nationale

Les premiers pas de la conquête spatiale en France sont d’abord motivés par une forte ambition nationale, sous l’impulsion du Général De Gaulle. Lors de son voyage officiel en Guyane le 21 mars 1964, celui-ci déclare :
« Nous avons à réaliser, vous sur place et la France avec vous, une grande œuvre française en Guyane, et une grande œuvre dont on s’aperçoive dans toutes les régions du monde où se trouve le département. Il faut qu’on le voit et qu’on le sache partout. Nous avons commencé et nous continuerons. »
En novembre 1965, le premier Diamant A décolle de l'ensemble de lancement « Brigitte » sur le site d'Hammaguir, au Sahara, et place sur orbite une capsule technologique Asterix, premier satellite français fabriqué par Engins-Matra pour le compte de la SEREB. Avec ce lancement, la France devient la troisième puissance spatiale mondiale.
Ariane, une ambition européenne
En 1973, dix pays européens décident de créer l'Agence Spatiale Européenne ou ESA (European Space Agency) et d'entreprendre le développement d'un lanceur de satellites baptisé Ariane. Le vol inaugural du lanceur Ariane 1, le 24 décembre 1979, a permis à l'Europe d'acquérir son autonomie et de prendre une place significative sur le marché mondial du spatial, en réalisant plus de la moitié des lancements commerciaux dans le monde.
L’ESA compte aujourd’hui 17 membres :
- l'Autriche,
- la Belgique,
- le Danemark,
- la Finlande,
- la France,
- l'Allemagne,
- l'Irlande,
- l'Italie,
- les Pays-Bas,
- la Norvège,
- le Portugal,
- l'Espagne,
- la Suède,
- la Suisse,
- le Royaume-Uni,
- La Grèce,
- Le Luxembourg.
D’autres pays participent à certains projets de l'ESA dans le cadre d'accords de coopération.
Aujourd’hui le transport spatial est devenu un véritable enjeu commercial mondial, mais seulement quatre ou cinq puissances se partagent le marché des lanceurs de satellites :
- l'Europe, avec le lanceur Ariane, au premier rang mondial pour les marchés civils
- les Etats-Unis, avec les lanceurs Delta, Titan et Atlas
- la Russie et l'Ukraine, avec Proton, Zénith et Soyuz
- la Chine avec le lanceur Longue Marche
- le Japon avec H2.









