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Les Iles du Salut

Les îles du Salut

Bordées d'eau bleue et recouvertes de cocotiers, les îles du Salut sont principalement connues pour leur décor paradisiaque et les traces de leur histoire : l'expédition de Kourou en 1763 et l'instauration du Bagne en 1854. Mais aujourd'hui, elles sont à la fois un emplacement stratégique pour les activités spatiales et le lieu le plus touristique de Guyane.

Le CNES, propriétaire des îles du Salut

En 1971, le CNES devient propriétaire des îles du Salut pour des raisons de sécurité : situées sous la trajectoire des lanceurs, elles doivent en effet être évacuées à chaque lancement. Ainsi, le CNES a installé sur l'île Royale un cinétéléscope afin de profiter de l'emplacement privilégié des îles. Ce dispositif opérationnel est le moyen le plus puissant dont dispose le CSG pour visualiser et filmer tous les évènements lanceur pendant la phase de vol et ce, jusqu'à la perte de vue optique du lanceur.

Entretenir le site

Les îles du Salut sont bien plus qu'un site opérationnel : héritage historique, elles attirent plus de 50 000 visiteurs par an. En tant que propriétaire, le CNES a pris l'engagement de les ouvrir au public, qui doit pouvoir y accéder et y séjournée en toute sécurité.

Avec de nombreux partenaires institutionnels et entreprises, le CNES s'occupe donc de l'entretien des îles : gestion des déchets, accès à l'eau potable et à l'électricité. Ainsi, c'est sur les îles qu'a été installé en 2012 le seul osmoseur de Guyane. Ce dispositif capte l'eau de mer, la dessale et fournit de l'eau purifiée en quantité à l'île qui n'était auparavant alimentée que par l'eau de pluie récupérée et stockée dans des cuves.

Un patrimoine à préserver

Aujourd'hui inscrites à l'inventaire des monuments historique et comptant plusieurs sites classés, les îles du Salut représentent un patrimoine à protéger. Ainsi, le CNES a confié à l'association CHAM la mise en place d'un chantier d'insertion visant à conserver et restaurer les vestiges du bagne, après que la Direction des affaires culturelles a décidé des zones à réhabiliter et sécuriser.

Valoriser le patrimoine

Dès 1999, l'association Agamis, regroupant le CNES, le Conservatoire du littoral et les municipalités de Kourou et Cayenne, se charge de mettre en valeur le patrimoine des îles et notamment leur architecture et le musée, avec la CACL et les offices du tourisme de Kourou et Cayenne.

Désormais, les acteurs du tourisme de Guyane (offices de tourisme de Kourou et de Cayenne, CACL, CCDS, Collectivité Territoriale de Guyane, associations comme le Cluster maritime et enfin l'État) sont réunis au sein de la commission des îles pour réfléchir ensemble au développement touristique des îles avec le soutien du CNES. Au cœur de cette réflexion, la préservation et la mise en valeur des îles : toute action touristique ne pourra avoir lieu qu'après une évaluation de l'impact des visiteurs supplémentaires sur les îles, afin de rendre accessible leur patrimoine culturel et environnemental tout en le préservant.

Une gestion complexe

Pour réaliser ces missions, les îles du Salut font face à des contraintes importantes. Si les monuments classés impliquent des règles d'aménagement très strictes, la principale contrainte dans la gestion des îles demeure le transport de marchandises : l'acheminement des matériaux encombrants pour les chantiers ou encore des déchets dépend des barges maritimes du 3e REI et du Grand port maritime, seuls navires capables d'effectuer cette tâche. Une solution indispensable et incontournable, qui génère néanmoins d'importantes contraintes de planification, entre maintenance, marée et météo, mais qui s'avère également particulièrement coûteux.



Les intervenants des îles du Salut