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Les Iles du Salut

Vue artistique de l'île du Diable

Connues des premiers navigateurs européens sous le nom d’îles du Triangle, les îles du Salut doivent leur nom actuel et leur sinistre réputation à deux épisodes tragiques de la colonisation de la Guyane : l’expédition de Kourou en 1763 et l’instauration du Bagne en 1854. Aujourd’hui les Iles ont acquis une dimension stratégique pour les activités spatiales et le tourisme.

Dans les années soixante le CNES s’installe à Kourou et devient propriétaire des Iles du Salut pour des raisons de sécurité car elles sont situées sous la trajectoire des lanceurs. Le CNES, est particulièrement attaché à la valorisation du patrimoine et à l'accès du grand public aux vestiges du bagne, en toute sécurité. Les Iles du Salut sont un des sites touristiques de Guyane les plus visités avec 50 000 visiteurs par an, et une fréquentation de plus en plus locale.

L’action du CNES

Chaque année, le CNES consacre environ 1,7 millions d'euros pour conserver et valoriser le patrimoine, aménager des structures touristiques et entretenir les espaces verts.

Héritage historique incontestable, les Iles du Salut font l'objet de multiples opérations de mise en valeur, depuis plus de trente ans. Aujourd'hui, elles sont inscrites à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques et certains bâtiments sont Classés Monuments Historiques.

Les travaux de préservation et de nettoyage, commencés dans les années 80, se sont poursuivis dans le cadre d'opérations et de partenariat ponctuels, pour rénover des bâtiments et des vestiges : la maison du Directeur (transformée en Musée du Bagne), la case Seznec, les 27 cellules du quartier des condamnés, la Chapelle de l'île Royale et la toiture de la maison de Dreyfus.

Depuis 2011, des travaux de réhabilitation s'effectuent dans le cadre de conventions passées avec la Direction des Affaires Culturelles; ils sont conduits généralement sous maîtrise d'ouvrage CNES, en collaboration avec les services de la DAC et l'Architecte des Bâtiments de France. Ils ont permis la restauration de vestiges du bagne comme le mur de soutènement de l'enceinte du Musée, le mur de fortification de l'auberge ou l'entrée du cimetière des enfants.

Pour le touriste qui débarque sur la jetée du marin, à l'Ile Royale, il est bien difficile d'imaginer les coûts, les difficultés et les contraintes que l'entretien de ces sites génère. Les difficultés sont surtout liées à l'approvisionnement en eau (il n'y avait que de l'eau de pluie sur l'île jusqu'en 2012), aux coûts d’énergie élevés, aux surcoûts d’encadrement des chantiers. Ils n'ont pas empêché l'archipel de connaître un véritable engouement touristique!

Aujourd’hui l’Ile devient peu à peu une réserve naturelle de végétaux et d’animaux avec la présence de singes, d’agoutis. La réintroduction d’espèces végétales est même l'un des objectifs poursuivis…

En 2010 : reconstruction des anciens bungalows en bois situés en contrebas de l'auberge. Disposant de la vue sur la mer, ces chambres bénéficient de la ventilation naturelle et sont équipées de chauffe-eau solaires.



La chapelle de l'Ile Royale

Des aménagements pointus :

Pour les besoins de ses activités, le CNES a réalisé plusieurs aménagements sur l’île Royale, notamment l’installation en 1968, d’un cinéthéodolithe, système optique de poursuite et d’observation des lanceurs, remplacé depuis 1995 par un cinétélescope.

Le cinétélescope K400 de l’Ile Royale est le moyen le plus puissant dont dispose le CNES pour visualiser et filmer tous les évènements lanceur pouvant survenir pendant la phase de vol. Et ce, jusqu’à la perte de vue optique du lanceur. Il suit notamment le largage des propulseurs d’appoint, la séparation des étages et toute éventuelle anomalie. Les différents films produits dans le domaine du visible et de l’infrarouge sont ensuite exploités par Arianespace et les industriels.